Le mot du 7 avril 2017 (1)

Le point d’orthographe du jour (1)

laissez-passer   n. m. inv.

 

Laissez-passer,   avec un trait d’union, résulte de la transformation en substantif de l’ordre : « Laissez passer ! ».  Il est donc bien naturel de retrouver l’association d’un impératif  et d’un infinitif…  Le mot est invariable.

En revanche, ce sont deux infinitifs que l’on trouve dans le laisser-aller et dans le laisser-faire, tous deux également invariables.

N. B. : Ce point d’orthographe me permet de tordre le cou à une baliverne reposant sur des usages antédiluviens de la typographie. Les signes de ponctuation ne se mettent pas dans le caractère du ou des mots qui précèdent quand ceux-ci sont isolés au sein d’un texte composé dans une autre graisse.  J’ai effectivement vu, dans des manuels du typographe qui faisaient référence, des « exemples » stupides tels que celui-ci :  « ………. et c’est ainsi  que Juliette (la petite-fille de la comtesse) arriva à Paris en 1902.  Il y était… enseigné que la première parenthèse devait se mettre en gras parce qu’elle succédait à un texte en gras, mais que la parenthèse fermante devait être en maigre parce qu’elle fermait un texte en maigre !! Chacun peut juger de la logique et de l’esthétisme…

C’est donc bien volontairement que j’ai mis en romain la virgule derrière Laissez-passer, et tout aussi volontairement que l’ensemble constitué par la phrase-citation « Laissez-passer ! » est, lui, en italique.

 

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