Le mot du 12 avril 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

« Bonjour,  Monsieur Colignon,


Besoin (à nouveau) de vos lumières.

J’ai le vague souvenir qu’il ne faut pas élider le « de » devant le H initial d’un nom propre étranger. Est-ce vrai ?…  Exemples :


 – l’œuvre d’Hugo, mais : l’œuvre de Hölderlin… »

 

Il est difficile de répondre à cette question, parce que l’usage flotte beaucoup…  Même avec des noms français, et l’on relève autant de « de Hugo » que de « d’Hugo ».

Dans un certain nombre de langues, par exemple germaniques, anglo-saxonnes, le « h » est aspiré et il ne devrait pas y avoir d’élision. MAIS l’élision est devenue courante, notamment dans le cas de noms très connus, et les deux formes sont alors en concurrence :  « les studios d’Hollywood » (ou « les studios de Hollywood »), « la baie d’Hudson », « les habitants d’Helsinki » (ou « de Helsinki »), et on voit même des « la folie d’Hitler » ! L’élision devant des noms étrangers ne choque plus le grand public, et l’usage courant finit toujours par s’imposer.

Il n’est pas possible, à ce jour, de faire une autre réponse.

 

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