Le mot du 21 avril 2017 (3)

Le point d’orthographe du jour

 

« Ça été » : on rencontre assez souvent cette faute, qui résulte de l’homophonie. Il suffit d’une courte réflexion pour l’éviter et transcrire correctement : ç’a été.

Le participe passé été, du verbe auxiliaire être, ne peut figurer que dans un temps composé ; il faut donc qu’il y ait un verbe principal. Ce dernier est le verbe avoir, également auxiliaire le plus souvent. Quant à la particule ç’, où il ne faut omettre ni la cédille ni l’apostrophe, c’est le pronom démonstratif ça, qui est lui-même une contraction de cela.

Au lieu de dire : cela a été très amusant, forme correcte mais un peu lourde, on abrège : ça a été très amusant, mais on simplifie encore : ç’a été très amusant, si bien qu’on parvient à une expression plus légère parce que plus concise et moins fournie en hiatus. L’élision de ça en ç’ se pratique ainsi directement devant le verbe avoir, même à d’autres temps que le présent de l’indicatif : ç’avait (ou ç’aura) été pour lui un vrai supplice. La cédille disparaît quand la conjugaison change l’a en e  c’eût été une joie pour nous que de le recevoir.

*****

Publicités

Les commentaires sont fermés.