Le mot du 23 avril 2017

La question du jour (et la réponse)

 

            « Y a-t-il un intérêt à employer l’anglo-américanisme biopic à la place du bien français biographie ? »

 

Non, aucun, sauf à vouloir « faire jeune », dans le vent, original (… mais cela disparaît rapidement, du fait de l’emploi répété du terme !).

On pourrait défendre biopic (abréviation pour biographical picture) en prétendant que ce terme désigne exclusivement une biographie filmée, et non n’importe quelle biographie écrite. Mais cet argument ne vaut pas tripette, puisque le contexte d’un article, d’un livre, etc., précise que l’on est dans le domaine du cinéma. C’est donc là enfoncer une porte ouverte…

Enfin peut surgir une connotation péjorative, défavorable : un biopic, c’est du… cinéma !  Soit le plus souvent un long-métrage à gros budget, avec pathos dégoulinant, accent mis sur des anecdotes secondaires alors que l’on fait l’impasse sur des épisodes peu glorieux, pas très respectables, il s’en faut de beaucoup,  de la vie du « héros » ou de l’ « héroïne ».  À la vue de certains films, biopic peut donc être compris au sens de « biographie peu fiable, arrangée »…

 

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