Archives mensuelles : avril 2017

Le mot du 24 avril 2017 (1)

Le point d’orthographe du jour

bradyphage n. et adj.

Un(e)  bradyphage est une personne qui mange lentement  :  « Cette bradyphage, pour terminer les repas avec tout le monde, devrait faire l’impasse sur le plat du milieu et sur le dessert !! ». Rien ne s’oppose à l’emploi du terme en tant qu’adjectif  :  « Ces espèces animales sont bradyphages ».

Bradyphage, comme bradycardie, bradylalie, bradypore…, est forgé sur l’élément grec bradus, « lent », transcrit par brady.

 

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Le mot du 23 avril 2017

La question du jour (et la réponse)

 

            « Y a-t-il un intérêt à employer l’anglo-américanisme biopic à la place du bien français biographie ? »

 

Non, aucun, sauf à vouloir « faire jeune », dans le vent, original (… mais cela disparaît rapidement, du fait de l’emploi répété du terme !).

On pourrait défendre biopic (abréviation pour biographical picture) en prétendant que ce terme désigne exclusivement une biographie filmée, et non n’importe quelle biographie écrite. Mais cet argument ne vaut pas tripette, puisque le contexte d’un article, d’un livre, etc., précise que l’on est dans le domaine du cinéma. C’est donc là enfoncer une porte ouverte…

Enfin peut surgir une connotation péjorative, défavorable : un biopic, c’est du… cinéma !  Soit le plus souvent un long-métrage à gros budget, avec pathos dégoulinant, accent mis sur des anecdotes secondaires alors que l’on fait l’impasse sur des épisodes peu glorieux, pas très respectables, il s’en faut de beaucoup,  de la vie du « héros » ou de l’ « héroïne ».  À la vue de certains films, biopic peut donc être compris au sens de « biographie peu fiable, arrangée »…

 

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Le mot du 22 avril 2017 (3)

La faute à répétition du jour  (… ou, plutôt :  « de tous les jours » !)

 

Il est hallucinant d’entendre tant de journalistes  – à la radio comme à la télévision, toutes chaînes confondues, même sur celles où l’on se gargarise tous les jours des audiences obtenues  –  commettre la faute grossière consistant à écrire avec un « s » final l’adjectif numéral INVARIABLE mille.

Oui : puisqu’ils font la liaison  – et, d’ailleurs, en insistant fortement : « Le nouveau zoo présente plus de mille Z’animaux ! »,  « Sur les six mille Z’inscrits, 30 % se sont abstenus… »  –,  c’est donc qu’ils écrivent couramment « milles » l’adjectif numéral…

Cette énormité récurrente n’étonne pas dans la bouche de présentateurs, d’animateurs de télé, assurément pas recrutés pour leur finesse ou leur culture, mais elle sidère de la part de personnes censées être des professionnels de l’écrit et de la communication.

 

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Le mot du 22 avril 2017 (2)

Le nom de collectionneur(-euse) du jour

 

Il est assez logique que les collectionneurs de jeux de l’oie soient des ocaludophilistes !  ☺

 

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Le mot du 22 avril 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

 

« Bonjour,

            Doit-on considérer « curriculum vitae » comme francisé ?  On ne met plus en italique, et le pluriel est : « des curriculums » ? »

 

Oui, comme bien d’autres termes latins « curriculum vitae » ne se met plus en italique. Et, lorsque l’on emploie curriculum tout court, on met un s au pluriel :  des curriculums. Mais curriculum vitae est invariable : des curriculum vitae.

 

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Le mot du 21 avril 2017 (3)

Le point d’orthographe du jour

 

« Ça été » : on rencontre assez souvent cette faute, qui résulte de l’homophonie. Il suffit d’une courte réflexion pour l’éviter et transcrire correctement : ç’a été.

Le participe passé été, du verbe auxiliaire être, ne peut figurer que dans un temps composé ; il faut donc qu’il y ait un verbe principal. Ce dernier est le verbe avoir, également auxiliaire le plus souvent. Quant à la particule ç’, où il ne faut omettre ni la cédille ni l’apostrophe, c’est le pronom démonstratif ça, qui est lui-même une contraction de cela.

Au lieu de dire : cela a été très amusant, forme correcte mais un peu lourde, on abrège : ça a été très amusant, mais on simplifie encore : ç’a été très amusant, si bien qu’on parvient à une expression plus légère parce que plus concise et moins fournie en hiatus. L’élision de ça en ç’ se pratique ainsi directement devant le verbe avoir, même à d’autres temps que le présent de l’indicatif : ç’avait (ou ç’aura) été pour lui un vrai supplice. La cédille disparaît quand la conjugaison change l’a en e  c’eût été une joie pour nous que de le recevoir.

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Le mot du 21 avril 2017 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Bonjour, j’ai une question…  Dans la phrase ci-après, la virgule est-elle correcte après le mot perdre

  » Enfin, parce que nous ne voulons pas prendre le risque qu’il puisse perdre, et qu’une catastrophe arrive le […]. »

          Je pense qu’elle est incorrecte. Mais, si elle est justifiée, pourquoi l’est-elle ? Comme le sujet est différent de ce qui précède, on considère que la virgule, dans ce cas-là, est nécessaire ? (Ce raisonnement a-t-il du sens?)  Ou la virgule, pour d’autres raisons, est-elle de rigueur?

         D’avance merci de votre réponse.

        La problématique de la virgule est difficile à comprendre parfois. Dans certains cas, je ne comprends pas la nuance. Il faudrait que je m’entraîne beaucoup. Y a-t-il un livre d’exercices consacré à ce sujet?

        J’avais acheté un livre d’exercices, sur la ponctuation (Grevisse), que je n’ai jamais utilisé cependant. »

 

Si l’on ne met pas de virgule  –  ce qui serait licite, correct  –, on réunit, donc on banalise, les deux choses (le risque + la catastrophe), ce qui revient à atténuer le danger que l’auteur évoque.

En mettant une virgule, on « dramatise » en créant deux degrés dans le propos  = cela revient à dire, en étant plus explicite :  attention, en faisant cela non seulement on prend le risque de perdre, mais, plus grave, on va aboutir à une véritable catastrophe !

Je n’ai pas regardé ce livre d’exercices de Grevisse (il n’y a pas d’accent sur le premier e !).  Y a-t-il de bons ouvrages sur ce thème, je n’ai pas cherché…   Des ouvrages pratiques de ce type font partie de mes projets, mais mon « programme » est déjà bien chargé en commandes pour les deux ans à venir, et il y aura peu de « creux », en principe !

Il faut beaucoup lire, de tout (mais pas n’importe quoi non plus !!), en soupesant notamment les nuances, réelles… ou imaginaires,  apportées par les virgules. Mais, avant les nuances, il faut surtout regarder le bon sens, et appliquer une ponctuation logique confortant la signification du texte et la pensée de l’auteur.

 

 

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Le mot du 21 avril 2017 (1)

Le mot d’esprit du jour

 

Elle en automne, lui au printemps

 

            La comédienne Jeanne Marnac, qui eut son heure de gloire sur les scènes parisiennes et un peu au cinéma, épousa un milliardaire qui devait la laisser veuve et très aisée… Un jour, Tristan Bernard, qui se promenait dans Deauville avec un ami, croisa la veuve joyeuse en compagnie d’un jeune homme couvert de bagues et de bijoux, un Sud-Américain, semblait-il.

« C’est mon printemps ! », déclara l’actrice en présentant son compagnon à Tristan…

Alors que celui-ci avait repris sa balade, il ne put s’empêcher de faire, deux minutes plus tard, un drolissime jeu de mots, en commentant : « En tout cas, ce n’est pas son… Bon Marché ! ».

Un calembour qui aurait pu faire rire toute la galerie… Lafayette.

 

(Extrait de Du tac au tac   –   Piques ironiques, répliques cinglantes,  Jean-Pierre Colignon, Albin Michel édit.)

Le mot du 20 avril 2017 (1)

AGENDA  :  La date de la dictée annuelle Jules-Verne, au conseil départemental de Loire-Atlantique, à Nantes, est maintenant fixée : ce sera le 25 octobre, à 14 heures.  Le thème sera : Picasso.

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Le mot du 19 avril 2017 (3)

AGENDA

Date confirmée pour la dictée 2017 de Port Leucate (Aude) :  ce sera le jeudi 27 juillet après-midi.

De nouvelles dictées seront organisées après l’été, s’ajoutant à celles figurant déjà chaque année dans l’agenda.