Le mot du 15 mai 2017

La faute (récurrente) du jour

 

            Oui, c’est « faute » qui convient, et non « étourderie »,  à propos de la bourde grossière commise quasiment tous les jours, entre autres,  par des journalistes de radio et de télévision, quand bien même s’auto-classeraient-ils dans les fameuses « élites »…

Cette lourde erreur grammaticale consiste à employer illogiquement des formulations telles que : « Il faudra réformer tout ce qui peut l’être »,  « Le président devra améliorer tout ce qui peut l’être », etc.   Or, quand on analyse simplement,  la faute saute aux yeux, sinon aux oreilles, car les deux phrases précédentes  correspondent  aux graphies erronées suivantes : « Il faudra réformer ce qui peut être… réformer »,  « Le président devra améliorer tout ce qui peut être… améliorer » !  Bien évidemment, on devrait avoir réformé et amélioré (« Il faudra réformer ce qui peut être réformé », etc.), mais cela ne donne pas une haute idée du vocabulaire du locuteur.

Il est aisé d’adopter des constructions grammaticales correctes : « Il faudra réformer ce qui peut être amendé »,  « Le président devra améliorer tout ce qui peut être corrigé »… ou :  « Il faudra réformer ce qui est déficient », « Le président devra améliorer tout ce qui est défectueux », etc.

 

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