Archives mensuelles : mai 2017

Le mot du 21 mai 2017 (1)

Le point d’orthographe du jour

         

             « Ce richissime footballeur a acheté deux boudins et un braque… »

 

Sans doute archimillionnaire en euros, ledit footballeur peut facilement acheter deux boudins, même aux truffes, et un chien du type braque ! En revanche, il lui faudra ouvrir un peu plus son escarcelle pour devenir propriétaire de deux Boudin et d’un Braque (ellipse pour dire : « deux [tableaux de] Boudin » et « un [tableau de] Braque »).

Les majuscules sont obligatoires, et les deux noms propres restent invariables : « Ce richissime footballeur a acheté deux Boudin et un Braque ». Ne jamais écrire, donc : « des Watteaux, des Rembrandts, des Van Eycks, des Miros, des Douaniers Rousseaux… » !!  Ni « des poussins, des buffets, des coutures, des cousins… »   ☺

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Le mot du 20 mai 2017 (2)

Le gentilé du jour

 

            Avec une seule lettre, Y, dans le département de la Somme, est la commune de France ayant le nom le plus court. Le nom se prononce « i » : des habitants natifs de l’Hexagone ne sauraient vivre dans un « I grec » dépendant d’Athènes !  Ce toponyme curieux découlerait du fait que les principales rues de ce petit village formeraient un Y

À peine cent, les natifs et  –  ou  –  habitants d’Y portent, en principe, un gentilé mâtiné d’allemand en liaison avec la lettre grecque Y (= upsilon) : Ypsilonien(ne)(s)… et non « Upsilonien(ne)(s) ». Moins portés à l’humour, ou estimant que Ypsilonien(ne) était pédant et trop compliqué, certains prônent Yssois(e). Alors, il serait bon que l’on sache à quoi s’en tenir, et que l’Administration et les autorités locales choisissent une fois pour toutes un gentilé officiel !

Il est à vérifier que notre petit Y est vraiment jumelé avec la commune galloise de  Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch, qui a le nom le plus long (58 lettres) du Royaume-Uni.  Par ailleurs, il serait amusant de voir combien de fois les maires d’Y, au fil des décennies, ont porté plainte contre… X.

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Le mot du 20 mai 2017 (1)

AGENDA : La dictée 2017 de Bonsecours (Seine-Maritime) est fixée au samedi 21 octobre. (Cette date sera rappelée à plusieurs reprises, et il en sera de même pour les autres dictées à venir entre-temps : Leucate (Aude), Le Croisic (Loire-Atlantique), Angers (Maine-et-Loire), Antony (Hauts-de-Seine)… )

 

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Le mot du 19 mai 2017 (2)

Le « truc » d’orthographe du jour

 

            « Les fantômes ne sortent jamais sans leur chapeau et sans leurs chaînes ! »

 

L’accent circonflexe (familièrement : le « chapeau »)  de chaînes rappelle qu’il y a aussi un accent circonflexe sur le o de fantôme.

Dans nombre de mots,  un a ou un o précédant une syllabe muette (notamment une syllabe finale)  sont surmontés de l’accent circonflexe, ce qui n’est pas le cas pour les mots de la même famille quand ces voyelles ne précèdent pas une syllabe muette :

  • fantôme, mais fantomatique
  • arôme, mais aromate, aromatique
  • cône, mais conique, conifère
  • grâce, mais gracieux, gracieusement
  • côte, mais coteau
  • drôle (drôlesse, drôlerie), mais drolatique.

 

(Extrait de l’Encyclopédie des petits trucs du professeur Colignon, éditions de l’Opportun.)

 

 

Le mot du 19 mai 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

           « Comment faut-il écrire ?…  « Par à coup », « par à-coup », « par à-coups » ?… »

 

À-coup est un mot composé masculin, à trait d’union.  La locution par à-coups est obligatoirement, car logiquement, figée au pluriel : quelque chose qui se produit par à-coups enchaîne les saccades, les arrêts, les redémarrages…

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Le mot du 18 mai 2017

Le point d’orthographe du jour

 

filigrane  n. m.

L’orthographe de ce substantif découle de son étymon italien : filigrana (de fili, « fils », et grana, « graine »).   D’où un seul l et un seul n.

Alors, ne pas dire ni écrire, par barbarisme, « filigramme » !

            N. B. : Les filets des filigranes furent autrefois garnis de graines…

 

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Le mot du 17 mai 2017

Le nom de collectionneur(-euse) du jour

 

Les collectionneurs de boussoles sont des bussolaphiles.

 

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Le mot du 16 mai 2017

Le « truc » d’orthographe du jour

 

            « Ce python malveillant a une langue de vipère ! »

 

Dans le dessin animé le Livre de la jungle des studios Walt Disney, Kaa est un python faussement  débonnaire  qui  essaie  d’hypnotiser Mowgli, puis de l’étouffer et de l’avaler !  (N. B. : dans l’ouvrage éponyme de Rudyard Kipling, le python est plus bienveillant…)

D’une façon générale, et notamment au sein du folklore, de la littérature, de l’Histoire, les serpents sont considérés comme très dangereux  et assimilés à la fourberie, à la traîtrise, à la fausseté.  N’ont-ils pas une langue bifide (=  langue fourchue, à demi partagée par une fente longitudinale),  tel Kaa ?…

Alors, un bon « truc » consiste à mémoriser l’existence de cette langue fourchue chez les serpents (et quelques autres reptiles) en faisant le rapprochement avec le Y, dont le tronc se divise en deux.

 

(D’après l’Encyclopédie des petits trucs du professeur Colignon,  éditions de l’Opportun.)

 

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Le mot du 15 mai 2017

La faute (récurrente) du jour

 

            Oui, c’est « faute » qui convient, et non « étourderie »,  à propos de la bourde grossière commise quasiment tous les jours, entre autres,  par des journalistes de radio et de télévision, quand bien même s’auto-classeraient-ils dans les fameuses « élites »…

Cette lourde erreur grammaticale consiste à employer illogiquement des formulations telles que : « Il faudra réformer tout ce qui peut l’être »,  « Le président devra améliorer tout ce qui peut l’être », etc.   Or, quand on analyse simplement,  la faute saute aux yeux, sinon aux oreilles, car les deux phrases précédentes  correspondent  aux graphies erronées suivantes : « Il faudra réformer ce qui peut être… réformer »,  « Le président devra améliorer tout ce qui peut être… améliorer » !  Bien évidemment, on devrait avoir réformé et amélioré (« Il faudra réformer ce qui peut être réformé », etc.), mais cela ne donne pas une haute idée du vocabulaire du locuteur.

Il est aisé d’adopter des constructions grammaticales correctes : « Il faudra réformer ce qui peut être amendé »,  « Le président devra améliorer tout ce qui peut être corrigé »… ou :  « Il faudra réformer ce qui est déficient », « Le président devra améliorer tout ce qui est défectueux », etc.

 

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Le mot du 14 mai 2017 (2)

Le point d’orthographe du jour

 

ex aequo   loc. adv.,  adj. et n. inv.

 

La locution latine  adverbiale ex aequo, employée comme adjectif ou comme nom, s’écrit sans trait d’union. Le a et le e ne sont pas collés.  On ne met plus ces mots en italique dans un texte en caractère romain.

Le scrutin a placé ex aequo Dupanloup et Machepoil ;  Vapluvite et Avoine sont arrivés ex aequo dans la troisième course, à Auteuil ; Pour départager les ex aequo, on a pris en compte leur âge !

 

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