Le mot du 3 juin 2017 (2)

Le point d’orthographe du jour

 

Le participe passé donné, quand il est suivi de à puis d’un infinitif, peut ou non s’accorder, selon le sens de la phrase :

Les difficultés que l’on m’a donné à résoudre, les gamines que l’on m’a donné à surveiller ; ici, donné à et l’infinitif qui suit sont liés en un seul bloc sémantique, car on ne m’a pas vraiment donné ces difficultés ni ces gamines.

Les montres que j’ai données à réparer, les poires qu’on m’a données à manger : ici, l’accord est justifié, car les montres et les poires ont été réellement données, celles-ci en toute propriété pour que je les mangeasse, celles-là en dépôt afin qu’on me les réparât (elles ont été remises à l’horloger dans cette intention).

Cette subtilité logique est de plus en plus ignorée par des auteurs que la hâte incline à la facilité.

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