Le mot du 23 juin 2017 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Les panneaux de rue de mon village annoncent « GRAND RUE »,  et, 500 mètres plus loin,  » GRAND’RUE ». Voir photos ci-jointes. À mon avis, les deux graphies sont inexactes, non ? On écrit : « GRAND-RUE » ?

          J’ai besoin de vos lumières avant d’envoyer ces photos au maire…

          Les panneaux « CENTRE-VILLE » perdent parfois le trait d’union à différents endroits de la commune. Mais je ne vais pas trop harceler le maire. Une faute d’orthotypographie  à la fois ! »

 

 

C’est bien de ne pas vouloir accabler le premier édile d’un petit bourg !  Mais c’est bien aussi d’attirer son attention sur des discordances fâcheuses dues à un manque de rigueur…

La disparition du e final de Grande (Rue) ne pouvait pas aboutir à la contradiction masculin/féminin de la graphie du syntagme « Grand Rue ». C’est donc l’apostrophe qui, pendant un certain temps, a été entérinée par l’usage et par les dictionnaires dans grand’voile, grand’messe, grand’rue, etc.  Depuis pas mal d’années, on est passé aux mots composés à trait d’union : la Grand-Rue, une grand-voile, une grand-mère…

Il serait donc bon que les responsables de votre village unifient tous les panneaux, et, cela, sur l’orthographe que donnent les dictionnaires de référence contemporains et que les professeurs des écoles enseignent à leurs élèves.  Idem pour centre-ville, nom commun composé à trait d’union.

 

 

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