Le mot du 28 juin 2017 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

         « Bonjour, Monsieur Colignon,

         Faut-il écrire « An Mil » (ou « an mil » ?)… »

 

          Ni l’un ni l’autre !  La graphie orthodoxe, entérinée par l’usage, quand on choisit d’écrire ce millésime en lettres, est :  l’an mille !  Itou pour : l’an deux mille.  (Ces deux graphies « au long », comme on dit en presse, édition et imprimerie,  sont des exceptions marquant le caractère particulier de ces millésimes dans l’Histoire. « L’an 1000 » est inusité, mais « l’an 2000 » se voit souvent…)

Un usage archaïque, ou entaché de préciosité,  appliqué notamment dans des actes officiels,  notariés ou pas, consiste à écrire mil…  MAIS il faut qu’il y ait d’autres numéraux derrière : « en l’an mil quatre cent trente-trois »,  et certains avancent (pourquoi !!!????)  que cela ne peut être toléré que pour des siècles en deçà du XVIe.  Cette dernière affirmation relève très certainement de la coquecigrue, de la calembredaine et de la sornette réunies !

Les auteurs et/ou éditeurs qui optent pour « l’an mil » sont donc dans l’erreur… peut-être volontairement, pour faire original et « d’époque »…

 

*****

 

 

Publicités

Les commentaires sont fermés.