Le mot du 30 juin 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Le pluriel de ayant droit  n’est pas ayant droits, mais ayants droit. Y a-t-il une explication rationnelle à ce s à ayants ? L’invariabilité  ne serait-elle pas plus logique  :  un  ayant droit, des ayant droit ? Qu’en pensez-vous ? »

 

Un usage ancien a imposé, et continue d’imposer, le pluriel dans certaines locutions de la langue juridique : des ayants droit, des ayants cause, des rendants compte,  des oyants compte

Mauve, fauve ou pourpre quittent souvent leur identité de noms communs pour être employés aussi comme « vrais » adjectifs de couleur (cf. les six exceptions) : des tapis fauves, des tentures pourpres, des papiers mauves…, alors que la forme elliptique justifiant l’invariabilité est observée pour plus de deux cents substantifs : des murs ocre, des pantalons marron, des cheveux carotte…

Le phénomène est ici comparable : ces participes présents sont compris comme des noms communs variables désignant ceux et celles qui ont droit à quelque chose (un ayant droit, des ayants droit), celles et ceux qui tiennent leur droit d’une autre personne (un ayant cause, des ayants cause)…

N. B. : Je n’ai pas constaté d’emploi au féminin (« une ayant droit », « des ayants cause avalisées »…).

 

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