Le mot du 8 juillet 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Dans cette belle journée encore bien chaude, une petite question de formulation :


            « En effet, si sur le plan purement formel Bach s’en tient encore au moule vénitien, il a su passer plus outre dans la richesse contrapuntique de la prose, dans l’incomparable science de son discours ! »


            Ce « plus outre » m’a interpellé, mais ça semble exister… Vous pouvez me le confirmer ? »
          « Plus outre » n’est pas faux, mais très daté : on trouve cela chez des auteurs du XIXe siècle ou, à tout le moins, à cheval sur les XIXe et XXe…   Si c’est un auteur contemporain qui l’emploie,  ou bien il s’agit probablement d’une personne qui n’est pas très jeune, ou bien c’est quelqu’un qui  a suivi des études classiques.

Ce n’est pas une faute, mais « passer plus outre » est un archaïsme peu usité de nos jours, au point d’être ressenti comme une préciosité, voire comme une erreur…  « Passer outre » suffirait, ou, alors, il faudrait : « il a su aller au-delà, plus loin »…

 

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