Le mot du 17 juillet 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Monsieur Colignon,

            Je suis étonné de découvrir dans un texte les deux expressions suivantes :

… durant un quasi demi-siècle

… il acquit à quasi demi-prix

J’aurais placé un trait d’union entre quasi et demi, en application de la règle qui prescrit un trait d’union quand quasi est placé devant un nom. Mais considère-t-on que demi-siècle et demi-prix ne sont pas des noms (ils ne figurent pas dans les dictionnaires au même titre que demi-solde, par exemple) ?

Merci de m’apporter vos lumières. »

 

 

Oui, la règle se résume à :

                      quasi  +   nom  =  trait d’union  (la quasi-totalité des élus)

 

                       quasi +  adjectif  =  pas de trait d’union  (elle était quasi gelée)

 

Les dictionnaires ne peuvent pas mentionner tous les termes utilisés plus ou moins couramment, c’est impossible…

Qu’ils soient ou non lexicalisés (= accueillis dans les dictionnaires usuels), les noms composés à trait d’union sont des noms, et il faut donc le trait d’union derrière quasi.

En typographie soignée, on recommandait naguère d’écrire : « il régna un quasi – demi-siècle », avec deux espaces fiNES  (classiquement, ce mot est du féminin dans le langage de l’imprimerie) de part et d’autre du premier trait d’union… De la même façon que, pour bien faire ressortir une orientation, on écrivait : « un vent de sud  –  sud-ouest » (= dont la direction se situe entre une orientation sud et une orientation sud-ouest).

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