Le mot du 18 juillet 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Bonjour,  Monsieur,

           Je  lis  la  phrase suivante,  dans le recueil Auriez-vous été bon en orthographe en 1870 ?, édité par Larousse :


« C’est une maison que j’ai vu bâtir, et que j’ai vue tomber en ruine moins de vingt ans après. »

Pourquoi les accords des participes passés
« vu » et « vue » sont-ils différents, alors que, pourtant,  tous deux sont suivis d’un verbe à l’infinitif ?

Espérant que vous pourrez m’éclairer…

Merci à vous. »

 

 

Tout est correctement accordé, dans cette phrase, et respecte les règles du participe passé…

 

1° La maison NE FAIT PAS L’ACTION DE BÂTIR, d’où l’invariabilité. (« J’ai VU que l’on construisait une maison.)

2°  En revanche, elle FAIT L’ACTION DE TOMBER, d’où l’accord. (« J’ai  vu une maison qui tombait : je l’ai VUE en train de tomber. »)

Cf. :  « C’est la Castafiore que j’ai ENTENDUE chanter « l’air des Bijoux »,  mais : « C’est la romance que j’ai ENTENDU chanter par la Castafiore ».  (Le « Rossignol milanais », selon Hergé !,  FAIT L’ACTION de chanter ;  la romance ne chante pas : elle est chantée par la diva… )

 

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