Archives mensuelles : juillet 2017

Le mot du 23 juillet 2017 (2)

Le nom de collectionneur(-euse) du jour

 

Tir groupé autour de la « météo » !…  Si vous collectionnez les baromètres, vous êtes un(e) baromensuraphiliste.  Votre engouement porte sur les hygromètres ?  Vous faites partie des humiduphilistes.  Vous préférez collectionner les thermomètres ? Alors, vous appartenez à la confrérie des thermètronphiles

 

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Le mot du 23 juillet 2017 (1)

AGENDA

à Leucate (Aude), jeudi 27 juillet :

4e édition de « La dictée à la plage avec Jean-Pierre Colignon », à Port Leucate, Maison des associations, à 16 h 30.

Dictée gratuite, ouverte à tous à partir de 10 ans. Le palmarès sera établi par tranches d’âge. De nombreux lots récompenseront les lauréats, chaque participant repartira avec un petit souvenir.

Le corrigé détaillé sera commenté par Jean-Pierre Colignon à la médiathèque, Espace Henry-de-Monfreid.

L’inscription est gratuite, et obligatoire compte tenu de l’affluence, afin de bien préparer la salle.

Renseignements et inscriptions :

– médiathèque de Leucate  04 68 40 20 19

– office de tourisme  04 68 40 91 31.

 

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Le mot du 22 juillet 2017 (1)

Le nom de collectionneur(-euse) du jour

 

 

            Vous collectionnez les jeux de l’oie ?…  Alors, vous êtes un(e) ocaludophiliste !

 

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Le mot du 21 juillet 2017 (2)

Le point de vocabulaire du jour

           

L’établissement, probable (?), d’un barème fixant les indemnités à accorder éventuellement par les conseils de prud’hommes entraîne l’emploi   –  par exemple, hier, par le secrétaire général de la CGT    –  du verbe « barémiser ».

Il y a quelque temps, l’Académie française   –  ou du moins les fonctionnaires rattachés à cette institution qui préparent la réflexion des Immortels sur la rédaction du Dictionnaire et répondent à des questions d’internautes   –  s’est montrée fort sévère sur le sujet :

Dans cette rubrique, nous nous interrogeons le plus souvent sur tel ou tel anglicisme, mais il ne faut pas oublier qu’un certain jargon technocratique est aussi un bon pourvoyeur de néologismes, dans lesquels, bien souvent, le caractère pompeux le dispute à l’inutilité. C’est ainsi que sont apparues, il y a une dizaine d’années, les formes barémiser et barémisation. À la première, on préférera la locution en usage « établir un barème », et, à la seconde, « établissement, élaboration d’un barème », en sachant que, dans l’immense majorité des cas, le nom barème suffit pour exprimer cette idée puisque, si la manière d’établir un barème change, le barème changera lui aussi.

on dit on ne dit pas
Faut-il un barème pour calculer les indemnités ? Faut-il barémiser les indemnités ?
Le barème a changé La barémisation a changé

 

La Vieille Dame du quai [de] Conti ne montre pas une grande ouverture d’esprit… et, même, se trompe en partie dans sa démonstration.  Proposer de dire et écrire « établir un barème » pour éviter « barémiser », c’est vouloir rester dans un conformisme censé être de bon aloi. Cela peut se discuter, parce qu’il ne s’agit pas d’équivalents exacts, rigoureux. « Établir un barème », c’est concevoir un barème ; « barémiser », c’est appliquer concrètement un barème à quelque chose qui, jusqu’alors, n’était pas soumis à un barème.

Manque de rigueur dans le second « exemple » :  « le barème a changé » ne peut pas  être substitué à « la barémisation a changé », car il n’y a pas synonymie…  Dans le premier cas, il existe un barème, que l’on va modifier.  Dans le second cas, puisque « barémisation » signifie « conception, élaboration, création, mise en place d’un barème [là où il n’y avait pas ce type d’évaluation] », ce ne peut pas être rendu par « le barème a changé », mais par « la façon d’établir le barème a changé ».

Il faut assurément bannir « barémisation » quand le terme est, fautivement, employé à la place de barème. En revanche, barémisation est utile au sens de « mise en place d’un barème, création d’un barème, application d’un barème », et est plus court que ces expressions. Je suis persuadé que l’usage ne tiendra pas compte des réserves exprimées par les services de l’Académie.

 

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Le mot du 21 juillet 2017 (1)

Le nom de collectionneur(-euse) du jour

 

Si vous collectionnez tout ce qui se rapporte à l’escargot, aux escargots, vous êtes un ou une hélixophile.

 

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Le mot du 20 juillet 2017 (1)

La bévue du jour

 

Les Français ne connaissent pas la géographie, dit-on depuis des générations.  En tout cas, on peut dire qu’en 2017 de très nombreux journalistes ne connaissent pas la Hongrie : à l’occasion de compétitions internationales de natation,  on n’a entendu, dans de multiples médias, que des « lac Batalon »… alors que le plus vaste lac d’Europe centrale s’appelle le lac BALATON !

 

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Le mot du 18 juillet 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Bonjour,  Monsieur,

           Je  lis  la  phrase suivante,  dans le recueil Auriez-vous été bon en orthographe en 1870 ?, édité par Larousse :


« C’est une maison que j’ai vu bâtir, et que j’ai vue tomber en ruine moins de vingt ans après. »

Pourquoi les accords des participes passés
« vu » et « vue » sont-ils différents, alors que, pourtant,  tous deux sont suivis d’un verbe à l’infinitif ?

Espérant que vous pourrez m’éclairer…

Merci à vous. »

 

 

Tout est correctement accordé, dans cette phrase, et respecte les règles du participe passé…

 

1° La maison NE FAIT PAS L’ACTION DE BÂTIR, d’où l’invariabilité. (« J’ai VU que l’on construisait une maison.)

2°  En revanche, elle FAIT L’ACTION DE TOMBER, d’où l’accord. (« J’ai  vu une maison qui tombait : je l’ai VUE en train de tomber. »)

Cf. :  « C’est la Castafiore que j’ai ENTENDUE chanter « l’air des Bijoux »,  mais : « C’est la romance que j’ai ENTENDU chanter par la Castafiore ».  (Le « Rossignol milanais », selon Hergé !,  FAIT L’ACTION de chanter ;  la romance ne chante pas : elle est chantée par la diva… )

 

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Le mot du 17 juillet 2017 (2)

La deuxième question du jour (et la réponse)

 

          « Est-il vraiment incorrect de dire et d’écrire : « Il n’a pas oublié son écharpe et son bob aux couleurs du club ! » ?

 

Oui,  c’est une construction relâchée, incorrecte…  Dans une phrase affirmative, on utilise et « Il a oublié son écharpe et son bob aux couleurs du club ». Mais dans une phrase négative c’est ni que l’on doit employer :  « Il n’a pas oublié son écharpe ni son bob aux couleurs du club ».

 

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Le mot du 17 juillet 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Monsieur Colignon,

            Je suis étonné de découvrir dans un texte les deux expressions suivantes :

… durant un quasi demi-siècle

… il acquit à quasi demi-prix

J’aurais placé un trait d’union entre quasi et demi, en application de la règle qui prescrit un trait d’union quand quasi est placé devant un nom. Mais considère-t-on que demi-siècle et demi-prix ne sont pas des noms (ils ne figurent pas dans les dictionnaires au même titre que demi-solde, par exemple) ?

Merci de m’apporter vos lumières. »

 

 

Oui, la règle se résume à :

                      quasi  +   nom  =  trait d’union  (la quasi-totalité des élus)

 

                       quasi +  adjectif  =  pas de trait d’union  (elle était quasi gelée)

 

Les dictionnaires ne peuvent pas mentionner tous les termes utilisés plus ou moins couramment, c’est impossible…

Qu’ils soient ou non lexicalisés (= accueillis dans les dictionnaires usuels), les noms composés à trait d’union sont des noms, et il faut donc le trait d’union derrière quasi.

En typographie soignée, on recommandait naguère d’écrire : « il régna un quasi – demi-siècle », avec deux espaces fiNES  (classiquement, ce mot est du féminin dans le langage de l’imprimerie) de part et d’autre du premier trait d’union… De la même façon que, pour bien faire ressortir une orientation, on écrivait : « un vent de sud  –  sud-ouest » (= dont la direction se situe entre une orientation sud et une orientation sud-ouest).

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Le mot du 16 juillet 2017 (1)

L’anecdote du jour

 

           « Il serait bon que vous me permissiez d’assumer sur moi tout seul la responsabilité de la marche de la caravane, que vous me la laissassiez diriger à ma guise ; en un mot, que vous me remissiez le commandement. »

  

            Cette phrase n’a pas été forgée pour la circonstance : elle est extraite d’une œuvre d’un auteur très prolifique  –  Gustave Aimard, de son vrai nom Olivier Gloux (1818-1883)  – ,  dont les romans à succès sont aujourd’hui bien oubliés.  En l’occurrence, il s’agit d’un ouvrage intitulé le Guarani (prologue, V)…

Le romancier met ces propos non dans la bouche d’un Vadius ou d’un Trissotin, ou d’un académicien du Grand Siècle, mais dans celle d’un pauvre diable d’Indien sud-américain illettré s’adressant à un marquis espagnol !  Sans doute en guarani plutôt qu’en castillan, peut-on logiquement penser.

Cette même logique devrait conduire à ne pas introduire, pour un écrivain, une élégance intempestive là où elle n’a que faire.  Le style doit convenir à la situation, le propos doit être adapté aux personnages. Ce n’est certes pas le cas si, comme l’a fait Gustave Aimard, on fait parler un malheureux primitif comme un des courtisans mis en scène par Patrice Leconte dans son film Ridicule !

 

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