Le mot du 1er septembre 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

         « Grave  (  :o))  ) question… :  faut-il mettre un « s » à… grave dans « deux blessés grave(s) » ? Personnellement, cela m’a heurté de voir « grave » écrit sans « s ». N’écrit-on pas « deux blessés légers »  ? »

 

Tout d’abord, la réponse à une question non posée  :  la plupart des ouvrages continuent à dire que, dans la « langue soignée », il ne faut pas dire « un malade grave » ni « un blessé grave », mais : « une personne gravement malade » et « une personne grièvement (ou : gravement) blessée », pour conserver à grave l’acception que cet adjectif a dans : « de graves accusations », « c’était un homme grave, austère »…  C’est là que résident toujours des débats entre grammairiens et linguistes :  sur l’emploi de grave dans « blessé grave » !

Pour moi, c’est une question qui ne devrait plus être débattue : on dit « blessés légers, grand blessé… », alors il n’y a pas de raison de refuser « blessé grave », « blessés graves », ce qui a le mérite d’être court et très compréhensible.  L’accord en nombre relève de l’évidence, puisque grave est un adjectif et non un adverbe.

 

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