Archives mensuelles : août 2017

Le mot du 15 août 2017 (1)

INFORMATION :  le site sera fermé du 16 août au 28 août. (Bien entendu, tous les messages, questions, etc., envoyés par les internautes seront enregistrés.)

 

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Le mot du 14 août 2017 (1)

AGENDA : La date de la dictée 2017 de Sorèze (Tarn) « serait » modifiée. Les organisateurs retiendraient finalement le dimanche 5 novembre, mais cela reste à confirmer de façon définitive…

Le mot du 13 août 2017 (2)

Le point d’orthographe du jour

 

bât   n. m.

Un bât est porté par un… âne bâté.  Ce dernier mot donne la lettre finale de ce bât qui désigne le dispositif  que l’on installe sur le dos des ânes, mules, mulets et autres bêtes de somme pour leur faire porter une charge. Un âne bâté, au sens propre, est donc un animal portant un fardeau.

Au sens figuré, on traite d’âne bâté une personne peu intelligente, ignorante, sans esprit, « lourde »…  (Cette acception a aussi été exprimée par : « C’est un vrai cheval de bât ! ».) Ce glissement de sens découle peut-être de plusieurs associations d’idées : animal portant une charge lourde, et qui est contraint, gêné, rendu lui-même, de ce fait, lourd au sens propre ; animal domestiqué, qui est asservi, « abêti », par l’homme et bridé dans sa liberté…

Ne pas confondre avec « bat », graphie simplifiée pour « b.à.t. » (bon à tirer) et couramment utilisée dans le milieu de la presse, de l’édition et de la communication.

Bât se retrouve dans l’expression bien connue « C’est là que le bât blesse ! » : c’est là le point faible, le siège de la souffrance, ou, plus couramment, le point qui suscite de l’embarras, de la gêne, des difficultés…

 

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Le mot du 13 août 2017 (1)

Le trait d’esprit du jour

 

Avoir de l’esprit nécessite de bien maîtriser la langue française, de façon à jongler subtilement avec les mots. « Subtilement » ne signifie pas forcément « faire dans la dentelle »,  et d’excellents humoristes ont démontré qu’une belle verdeur servie avec verve n’était pas ressentie comme triviale. Cependant, généralement,  on savoure encore plus un jeu de mots quand il est finement spirituel.

Mais pour comprendre, et apprécier, les traits d’esprit, il faut également maîtriser cette même langue française…

 

Comédienne, cantatrice, Sophie Arnould (1744-1802), belle et gracieuse, dotée de beaucoup d’esprit, fut une grande séductrice.

Marie Laguerre (1755-1781), chanteuse de renom médiocre mais d’une grande beauté, eut elle aussi nombre d’amants. Elle accumula pléthore de riches objets dans sa courte vie, grâce au principe suivant : tout nouvel amant devait lui renouveler son « trousseau » (au sens large) ! Quand on mit en vente toutes ces richesses, et alors que quelqu’un s’exclamait : « On dirait un contes de fées ! », Sophie Arnould corrigea : « Dites plutôt un… compte des mille et une nuits ! ». (Personne ne pouvait se méprendre sur l’orthographe de compte » !)

 

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Le mot du 12 août 2017 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Quelle doit être la graphie    –   « s’il en fut »  ou  « s’il en fût »   –   dans des phrases comme : « Grand tribun, s’il en fut/fût » ?… »

 

Il s’agit du passé simple.  La construction équivaut à « s’il en a été, s’il en a existé, s’il en exista jamais un »… Donc il faut écrire fut, sans accent.

 

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Le mot du 12 août 2017 (1)

Le point d’orthographe du jour

 

arrière    adv.

Il faut laisser le mot arrière invariable quand, adverbe, il est employé comme adjectif : les sièges arrière sont abîmés, les pneus arrière sont dégonflés.  La nature d’adverbe n’est pas modifiée par cet emploi, en quelque sorte !

Cette invariabilité peut étonner, voire choquer… Elle est la règle, en tout cas, à ce jour.  Une éventuelle évolution de l’usage imposera peut-être un jour pour cet emploi la notion d’adjectif variable…

 

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Le mot du 11 août 2017(2)

AGENDA  :   La dictée 2017 de Sorèze (Tarn) est fixée au 1er octobre. Cette année, les organisateurs ne me demandent pas de rédiger un texte sur un thème donné. Toutes les précisions seront communiquées au début de septembre.

 

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Le mot du 11 août 2017 (1)

La question du jour

 

           « Faut-il dire « boîte à lettres » ou « boîte aux lettres » ? »

 

            Question que l’on pose depuis des décennies, et qu’on posera sans doute encore en 2056, voire en 2095 !!  Car personne ne peut fournir LA réponse…

Plusieurs avis ont été, et sont toujours,  mentionnés, sans pouvoir entraîner l’adhésion de tous ceux qui souhaiteraient voir prôner une graphie.

Pour certains, « boîtes aux lettres » ne peut se dire que pour des boîtes contenant des lettres, alors que « boîtes à lettres » désignent des boîtes destinées à recevoir des plis.  Avec une légère variante : les « boîtes aux lettres » sont les boîtes de la Poste, qui, sauf lors des levées, contiendraient toujours des lettres, tandis que « boîtes à lettres » désignent les boîtes individuelles des particuliers, qui n’ont pas toujours de courrier…

En fait, l’usage « flotte » constamment, alors il est bien vain de vouloir trancher au nom de subtilités moyennement convaincantes !  Gardons le « ad libitum »…

 

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Le mot du 10 août 2017(2)

La bourde du jour

 

Sur France 3,  ce jeudi 10 août, dans un reportage parlant du navigateur Yvan Bourgnon tentant le passage du Nord-Ouest à bord d’un simple petit catamaran,  une incrustation parlait des « brises glaces »… Il manquait donc le trait d’union de ce mot composé, et s’y ajoutait la grosse faute « brises », alors que le premier élément est une forme conjuguée, donc invariable, du verbe briser.  Écrire « des brises-glace(s) »,  c’est comme écrire « des portes-parapluies » ou des « perces-neige(s) » !

Enfin, si le pluriel à « glaces » est accepté aujourd’hui, il n’en est pas moins vrai que c’est un illogisme au même titre que si l’on écrivait « des terres-pleins ».  Ces talus ne sont pas PLEINS de « terres », mais de terre, matière indénombrable, d’où la graphie logique et intelligente des terre-pleins.  La même logique devrait conduire à ne retenir que des brise-glace et des perce-neige : les bateaux spécialisés sont destinés à fendre LA glace et ces fleurs percent LA neige.

 

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Le mot du 10 août 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Ce matin, sur Europe 1, pour gagner un séjour dans un palace niçois, il fallait « envoyer le mot mer, « m-e-r », en toutes lettres, par SMS au… ».

         Comment peut-on écrire un mot autrement qu’en toutes lettres ? N’est-on pas en présence d’une lapalissade ?… »

 

Disons qu’il s’agit évidemment d’une naïveté d’écriture,  d’une formulation maladroite…  Je suppose que l’auteur voulait souligner, en réalité, qu’il s’agissait bien du mot mer, « m-e-r », et non de ses homonymes maire ou mère

 

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