Le mot du 25 septembre 2017 (4)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Bonjour,
Quel nom porte l’erreur de syntaxe très souvent, trop souvent, rencontrée au cours de mes lectures, erreur dont je vous rapporte ci-dessous le dernier exemple relevé.
Il s’agit d’un récit dont les personnages sont une femme et un homme déjeunant au restaurant ; voici la phrase fautive écrite à leur propos : « Arrivé au dessert, la tension était devenue insupportable ».
Merci de bien vouloir me rappeler le terme exact relatif  à cette forme fautive de rédaction.
Bien cordialement. »

 

Ce type de phrase maladroite, grotesque (« J’ai apporté des cadeaux pour les enfants qui sont dans la valise » ;  « Le fuyard a été arrêté au volant d’une camionnette par les gendarmes en état d’ébriété » ; « Mais c’est le chat de notre voisine qui tous les jours grimpe aux rideaux ! » ; « Vends vélo pour homme à huit vitesses » ; « Je viens chercher du bouillon pour ma grand-mère qui est malade dans un petit bol »…) s’appelle un « janotisme », ou « jeannotisme » : d’après Jeannot, diminutif du prénom Jean, qui, notamment au XIXe siècle, a désigné un benêt, un sot, un niais. On a dit : « C’est un Jean-Jean »  pour parler d’un gars un peu simplet…

Dans l’exemple que vous donnez, le janotisme est un peu atténué par le fait que l’on a « arrivé », au masculin singulier, qui ne peut être lié au féminin tension.  Normalement (si je peux dire !!), on devrait avoir « arrivés »… pour « alors qu’ils en étaient arrivés au dessert »…

 

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