Le mot du 26 septembre 2017 (2)

La question d’orthotypographie du jour

 

          « Dans un « Mot du jour »  tout récent consacré à une faute d’orthotypographie commise à propos du nom propre de période historique la Grande Dépression, vous écrivez que l’escroc (= le héros du film  la Barbe à papa, de Peter Bogdanovich) « vend des bibles à des prix éhontés » (c’est le texte de l’article de Télérama)Ne faudrait-il pas une majuscule à Bible ? »

 

Un rappel, tout d’abord : contrairement aux titres d’œuvres (entre autres, les œuvres littéraires et journalistiques : romans, essais, Mémoires, revues, bulletins, fables, poésies, journaux…), les noms des livres sacrés s’écrivent en caractère romain (et non en italique), sans guillemets,  dans un texte en romain, et prennent une majuscule :

La Bible englobe l’Ancien Testament et le Nouveau Testament

(et en italique dans un texte en italique : La Bible englobe l’Ancien Testament et le Nouveau Testament)

Le Coran se divise en versets et sourates.

 

La majuscule à Bible reste obligatoire quand l’acception est  « texte sacré » :

 

Le chef de l’État lit tous les soirs à sa femme un passage de la Bible…

Tous les membres du Conseil constitutionnel ont juré sur la Bible fidélité au roi.

 

Mais le mot devient un nom commun, sans majuscule, quand il désigne l’objet = un livre :

 

Cette encyclopédie est une bible, pour moi !

Il possède plusieurs bibles imprimées sur du papier pelure.

 

 

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