Le mot du 28 septembre 2017 (1)

Le barbarisme du jour

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            Un des auditeurs  –  un enseignant  –  intervenant dans l’émission de France Inter ce jeudi matin, dont l’invité était M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale,  a employé, pour désigner Mme Najat Vallaud-Belkacem, l’expression  « votre  prédéceptrice »…

Certes, Mme Vallaud-Belkacem a bien précédé M. Blanquer au même ministère, mais « prédéceptrice » ne peut pas être un néologisme admissible en tant que féminin de prédécesseur…  Il y a là un « mot-valise » fautif  dû à un mélange avec préceptrice, féminin de précepteur (et non de « percepteur »)…

Quel serait le « bon » féminin, ou… le moins mauvais ? « Prédécesseuse », « prédécesseure », « prédécéceresse », « prédécessrice » (eh oui, on trouve, mais très rarement, cette version même dans des textes officiels !!) ou « prédécétrice » ?   « Prédécesseuse » a été, est toujours, assez souvent employé, bien que la construction de ce  terme soit critiqué pour la raison qu’il n’y a pas de verbe « prédécesser »… (Pour des puristes, le suffixe –euse ne peut être conçu que lorsque le radical du mot masculin a donné un verbe usité [qui serait donc, ici, « prédécesser »].) L’usage, qui finit toujours par être le plus grand des grammairiens, tranchera sans doute entre prédécesseuse et prédécesseure

 

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