Le mot du 29 septembre 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Bonsoir, Monsieur,

           Je viens de lire un article extrait de l’Humanité, sur la jeunesse tragique de Raphaël Esrail, rescapé d’Auschwitz, et je tombe sur la phrase suivante : “ La première leçon de l’Holocauste, c’est qu’en toutes circonstances un homme doit être considéré comme un homme, et respecté.”   Et je me pose la question suivante : “Doit-on écrire en toute circonstance ou en toutes circonstances ?”

 

            Merci pour le temps que vous voudrez bien consacrer à y répondre. »

 

             L’emploi très fréquent d’expressions et locutions comportant  circonstances au pluriel inciterait à adopter ledit  pluriel…   Pourtant,  je crois que le singulier est plus juste, au sens de « en n’importe quelle circonstance », « quelle que soit la circonstance », alors que pour exprimer le pluriel il faut dire : « dans toutes les circonstances » :

 

« En toute circonstance, il restait impassible »

« Dans toutes les circonstances, il restait impassible ».

 

J’en profite pour revenir sur la question des expressions et locutions avec sans, car on m’a posé plusieurs fois des questions  sur ce point au Salon du livre du Croisic, le week-end dernier.

Le bon sens, la logique, le raisonnement conduisent en certains cas à opter sans barguigner soit pour le pluriel, soit pour le singulier, mais dans la plupart des cas il faut admettre le « ad libitum », car deux raisonnements sont licites.   On peut préférer « un ciel sans nuage » (= on n’y distingue pas le moindre nuage), ou opter pour « un ciel sans nuages » (= on n’y voit pas de nuages).  Il est inutile, dans ce dernier cas,  de perdre son temps sur ce faux problème.

 

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