Archives mensuelles : septembre 2017

Le mot du 25 septembre 2017 (2)

RAPPEL AGENDA :  dictée du samedi 30 septembre à Angers pour la Société française des traducteurs (délégation Grand Ouest) :  Dans le cadre de la Journée mondiale de la traduction, une dictée ouverte à tous, et gratuite, aura lieu à l’Université catholique de l’Ouest (UCO), bâtiment E (René-Bazin),   amphithéâtre   Diès,    à   14 h 30.

Entrée et parking : 3, rue Rabelais.

 

Une préinscription est souhaitable, pour donner un ordre d’idée du nombre de personnes présentes, mais n’est pas obligatoire.

Cela pourra se faire par courrier électronique à l’adresse : delegation.grandouest@sft.ft avec « Inscription dictée JMT » en objet.

(JMT = Journée mondiale de la traduction)

 

Les participants devront se rendre au bâtiment Bazin, où l’émargement et l’enregistrement des inscriptions auront lieu dans le hall, à partir de 14 heures.

 

 

 

 

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Le mot du 25 septembre 2017 (1)

La faute d’orthotypographie (donc, d’orthographe) du jour

 

           « Ryan O’Neal, bellâtre escroc, vend des bibles à des prix éhontés, pendant la grande dépression », peut-on lire dans Télérama de cette semaine, p. 113, à propos du film la Barbe à papa, de Peter Bogdanovich.

Avec deux minuscules, la locution « grande dépression » ne veut rien dire,  et devrait, pour cette raison,  susciter des interrogations chez les personnes ne connaissant pas l’histoire des États-Unis du début du XXe siècle.

Nous sommes dans les années 1930, après le krach monumental de 1929 qui a frappé les États-Unis. Une gigantesque crise économique va s’étendre à plusieurs pays, à laquelle on a donné le nom  – le nom propre, donc  –  de Grande Dépression, avec deux majuscules (parce que l’adjectif épithète est devant le substantif).  Cette locution est généralement utilisée à propos des Etats-Unis.

 

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Le mot du 24 septembre 2017

Reprise des publications quotidiennes du site, en fin d’après-midi, après l’interruption due à l’aller-retour au Salon du livre du Croisic (Loire-Atlantique).

TOUS les participants à la dictée (à thème « Jules Verne ») sont repartis avec au moins un lot. Les cinq premiers ont été particulièrement récompensés.

J’ai assuré sans interruption pendant quatre heures, l’après-midi, une animation langue française autour de tests et de questions-jeux. Cela, en distribuant plus de 120 exemplaires de la revue Défense de la langue française.

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La prochaine dictée se déroulera samedi 30 septembre à Angers : je redonnerai tous les renseignements y afférents (… et non « y afférant » !) dans la fin de la journée.

 

 

 

Le mot du 19 septembre 2017

AGENDA :  dictée du samedi 30 septembre à Angers pour la Société française des traducteurs (délégation Grand Ouest) :  Dans le cadre de la Journée mondiale de la traduction, une dictée ouverte à tous, et gratuite, aura lieu à l’Université catholique de l’Ouest (UCO), bâtiment E (René-Bazin),   amphithéâtre   Diès,    à   14 h 30.

Entrée et parking : 3, rue Rabelais.

 

Une préinscription est souhaitable, pour donner un ordre d’idée du nombre de personnes présentes, mais n’est pas obligatoire.

Cela pourra se faire par courrier électronique à l’adresse : delegation.grandouest@sft.ft avec « Inscription dictée JMT » en objet.

(JMT = Journée mondiale de la traduction)

 

Les participants devront se rendre au bâtiment Bazin, où l’émargement et l’enregistrement des inscriptions auront lieu dans le hall, à partir de 14 heures.

 

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Le mot du 18 septembre 2017 (4)

La question du jour n° 3 (et la réponse)

 

            « Le texte que je corrige évoque la  « super vision »  des chats, notamment nocturne.

            « Je ne veux pas coller les deux mots, comme pour « superhéros »  ou  « superpouvoirs »,  puisqu’il ne s’agit pas de « superviser  » quelque chose…

            La « div » serait-elle alors la solution ?

            Merci et bonne journée ! »

 

Effectivement, il n’est pas possible de « coller » : cette « vision super » n’est pas une « supervision » découlant du verbe superviser !   « Super vision » en deux mots sans trait d’union (ou « div ») donne la connotation populaire de « vision super », inadaptée ici…  Mettre entre guillemets  (la « supervision »)  semble mettre en doute la réalité de cette vision exceptionnelle des chats… ou aboutit encore au contresens sur supervision

La moins mauvaise des options, ou le meilleur choix, consiste sans doute, en effet, à écrire la super-vision des chats, avec un trait d’union.

(Attention ! « Superhéros » collé n’est pas admis !  On écrit super-héros… Et « superpouvoirs » est tout juste toléré, par certains…)

 

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Le mot du 18 septembre 2017 (3)

La bourde du jour

 

            Grâce aux incrustations de France 3, nous avons appris ce lundi midi l’existence d’une commune du nom de « Saint-Palet-sur-Mer »,  censée être en Charente-Maritime…  Heureusement pour les Saint-Palaisiens et Saint-Palaisiennes, le nom de leur commune était  plus rigoureusement orthographié  – à savoir : Saint-Palais-sur-Mer  –  à d’autres moments du reportage (émission « Météo à la carte »).   Danielle Darrieux a fréquenté cette belle station balnéaire…

 

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Le mot du 18 septembre 2017 (2)

La question du jour (et la réponse) (2)

 

           « Je lis à la fin d’un article relatif à la vente de la collection d’une descendante de Monet : « Toutes les œuvres bien qu’elles ne fussent pas localisées jusque-là sont, selon Adrien Meyer, répertoriées ou reconnues par les spécialistes. »

           Ne pensez-vous pas qu’il y a une faute de concordance des temps ?
Encore merci de votre aimable réponse. »

 

D’abord, j’aurais mis deux virgules (ou deux tirets) : une après œuvres, une après jusque-là.

Ensuite,  oui, selon moi la concordance de temps ne « colle » pas…   Je pense qu’il faut  :  « Toutes les œuvres, bien qu’elles n’aient pas été localisées jusque-là, sont………. ».  Ou :  « Toutes les œuvres, bien qu’elles ne soient pas localisées, sont…… ».

 

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Le mot du 18 septembre 2017 (1)

La question (et la réponse) du jour

 

           « Le verbe luire peut-il se conjuguer au passé composé, et, dans ce cas, quelle en est l’orthographe ? Merci. »

 

Oui, le verbe luire a une conjugaison complète. Au passé composé, on a donc :  « j’ai lui, tu as lui, il/elle a lui, nous avons lui, vous avez lui, ils/elles ont lui ».

 

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Le mot du 17 septembre 2017 (2)

AGENDA :  La dictée du Salon du livre du Croisic (Loire-Atlantique) « Plumes d’équinoxe » se déroulera dans la salle du « Soleil-Royal », en la mairie du Croisic, à 11 heures, samedi 23 septembre.  (Remise des copies et enregistrement des dernières inscriptions* à partir de 10 h 30.)

Samedi après-midi et dimanche, je serai présent à l’ancienne criée, en tant qu’auteur, et avec une animation autour de la langue française à mon stand.  Au plaisir de vous y rencontrer !

* Sans être obligatoire, une préinscription auprès de la mairie est souhaitée, pour préparer au mieux la salle.

 

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Le mot du 17 septembre 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour,

             M. Macron vient d’employer le mot « fainéant », à propos, a-t-il précisé après coup, non des salariés du privé, des fonctionnaires, des  retraités, mais des hommes et femmes politiques de tous bords qui ont été aux responsabilités dans les trente dernières années, et qui n’ont, selon lui, « rien fait ». Cela viserait donc les chefs d’État, Premiers ministres et ministres qui se sont succédé depuis 1987…

            Quelle est l’orthographe à préférer : fainéant ou feignant ? Et quelle est l’origine du mot ?  Le verbe feindre ou bien faire néant ?… »

 

Cet emploi du mot fainéant, un terme fort,   a naturellement suscité, et continue de susciter, beaucoup de réactions. Je n’ai pas à commenter ici cette anecdote de la vie politique…

Les linguistes font remonter le mot au verbe feindre, au sens de « paresser »,  « rester inactif », « se dérober au travail », »,  d’où  un rapport avec « simuler » (de travailler)… Le participe présent de feindre, feignant, a été repris comme adjectif et nom. Puis altéré en fainéant, littéralement « qui fait néant ».  On parle, dans l’histoire de la France, des « rois fainéants » (on n’écrit jamais « rois feignants ») :  c’est un épisode qui suscite des controverses, car il serait agi, en bien des cas, d’enfants proclamés rois à un très jeune âge, et par conséquent incapables d’exercer une quelconque autorité.

Fainéant est la graphie « correcte », alors que feignant est une forme plus « popu », plus dépréciative, plus connotée péjorativement, et sur laquelle on a forgé le désobligeant feignasse !

 

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