Archives mensuelles : octobre 2017

Le mot du 26 octobre 2017 (3)

AGENDA  :  Retour à Nantes, le samedi 4 novembre, pour la première dictée, ouverte à tous, de Loisirs et solidarité des retraités de Loire-Atlantique…

Il est demandé aux participants de se présenter à 14 heures (pour la dictée prévue à 14 h 30), salle de l’Egalité, 6, boulevard Léon-Jouhaux, à Nantes.

Les personnes intéressées pourront, bien sûr, s’inscrire sur place le jour même, mais, pour une bonne gestion de la salle, il serait mieux de se préinscrire au 06 84 85 12 19.

Il est demandé une participation de 8 € (pour la location de la salle, les prix, le vin d’honneur et les frais divers) : chèque à établir à l’ordre de L.S.R. Loire- Atlantique. Gratuité pour les moins de 18 ans. Le verre de l’amitié sera servi à la clôture de cette manifestation ludoculturelle conviviale.

Le mot du 26 octobre 2017 (2)

La question du jour (n° 2) (et la réponse)

 

          « Bonjour, Monsieur Colignon,

Je me permets de vous écrire (encore !) une fois pour que vous m’aidiez à régler ce problème qui se pose à moi dans la phrase suivante :

 » Le 22 janvier 1933, un accord est signé entre la Bulgarie et l’Allemagne pour le transfert des Allemands de Bulgarie, soit 5 000 personnes. »
Ne vaudrait-il pas mieux écrire « soient » ?

Je vous remercie. »

 

            Non, surtout pas…  Soit est ici une conjonction, donc un mot invariable,  ayant l’acception de « c’est-à-dire », « à savoir »…   « Il y avait là la fine fleur du royaume, soit tous les princes de sang, les ducs et les barons… »

 

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Le mot du 26 octobre 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Bonjour, Monsieur,

Marcel Aymé (L’Herne, 1953) écrit à propos de Céline : « Certes, Céline n’était pas quelqu’un d’accommodant ou qui oubliât facilement les torts qu’on lui avait causés. »
Je ne comprends pas ce subjonctif et la nuance qu’il apporte. Après recherches, je suppose que le « ou » vaut « pour que ». Pourriez-vous m’éclairer ?


Encore merci. »

 

Je ne suis pas dans la tête de Marcel Aymé, ou de n’importe quel autre auteur… Je n’aurai donc pas la prétention d’apporter une réponse censée expliquer avec certitude son choix.

Je ne crois pas que le « ou » représente « pour que ».

La construction grammaticale adoptée est quelque peu étonnante, au point de paraître erronée. Elle apparaît en tout cas au moins comme une préciosité, une recherche excessive d’effet de style…  On attendrait tout bonnement : « … n’était pas quelqu’un d’accommodant et qui oubliait facilement… », phrase qui n’échapperait pas à la critique des puristes, en raison de la différence de nature grammaticale entre « d’accommodant » et « qui oubliait ».  Les plus sourcilleux desdits puristes exigeraient soit « n’était pas quelqu’un d’accommodant ni de bienveillant », soit « quelqu’un qui se montrait charitable et qui oubliait les torts… ».  Est-ce ce manque d’équilibre qui a gêné Aymé en se relisant, et qui l’aurait amené alors à employer le subjonctif ?… Ce n’est pas le plus probable, je pense.

A-t-il voulu atténuer le jugement, en marquant que si Céline était constamment peu accommodant  il se montrait aussi  –  mais par instants seulement  –  rancunier et vindicatif ?  Je ne le crois pas.

J’en reviens donc à un emploi « littéraire » de l’imparfait du subjonctif à la place de l’imparfait de l’indicatif,  pour exprimer un fait présenté comme continu dans le passé.  Mais l’enchaînement « était » / « oubliât » n’est pas une construction des plus simples, ni des plus heureuses, sans doute.

 

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Le mot du 25 octobre 2017 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour,

            Comment doit-on abréger pour dire « page X et suivantes » ? »

 

L’abréviation conventionnelle est : « p. 76 et suiv. »

 

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Le mot du 25 octobre 2017 (1)

La 13e dictée Jules-Verne de Nantes a fait le plein, ce mercredi 25 octobre, des places acceptées dans la salle-amphithéâtre du Conseil départemental de Loire-Atlantique, à Nantes. Deux catégories, finalement, car tous les seniors ont été regroupés (meilleur résultat : 3,5 f.). Avec treize éditions, « la Jules-Verne », organisée avec l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, détient le record en France* des dictées que j’ai le plaisir de rédiger et d’animer.

* Le Championnat du Maroc d’orthographe et de langue française n’en est qu’à sa 12e édition… mais je rédige deux dictées chaque année !

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Le mot du 24 octobre 2017 (1)

La bévue du jour

 

Le verbe résoudre, décidément, met en difficulté bon nombre de personnes !  Le plus souvent, c’est en entraînant les usagers du français à traiter résoudre, à la troisième personne du singulier de l’indicatif,  comme s’il s’agissait d’un banal verbe en –oudre, alors que c’est un verbe en…  –soudre !  L’erreur consiste alors à écrire « il/elle résoud » alors qu’il faut : « il/elle résout », avec un !!

Attention, donc, à la conjugaison d’absoudre, dissoudre et résoudre :  Il absout avec un laxisme excessif  les incivilités ;  Ce comprimé se dissout aisément dans l’eau ; Elle résout avec facilité tous les problèmes…

Toujours à propos de résoudre, un fidèle abonné du site a relevé ce jour un très fâcheux « résolvera » dans un débat télévisé…  alors que la forme correcte, au futur, est : « résoudra »…  Je le répète :  attention à la conjugaison des verbes en -soudre !  Car on y trouve des formes conjuguées licites en « solv- » :  nous résolvons, vous résolvez, ils/elles résolvent je résolvais, tu résolvais, elle/il résolvait, nous résolvions… que je résolve… ; résolvons !… ; résolvant.

 

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Le mot du 23 octobre 2017 (3)

AGENDA : communiqué important  concernant la dictée Jules-Verne du mercredi 25 octobre au Conseil départemental de Loire-Atlantique

1° Etant donné le lieu, pour des raisons de sécurité les inscriptions sont obligatoires, au 02 40 99 16 90. Vu la date, les dernières inscriptions doivent intervenir dans les vingt-quatre heures.

2°  Le Département diffuse la dictée en direct sur internet, à partir de 14 heures : loire-atlantique.fr/dictee

En raison de cette diffusion, les inscrits doivent se présenter dès 13 h 30 à l’hôtel du Département, 3, quai Ceineray, à Nantes, afin que l’on puisse commencer la dictée à 14 heures.

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Le mot du 23 octobre 2017 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Bonjour,  Monsieur Colignon,  

           Je n’arrive pas à trouver la règle d’accord du participe passé dans cette phrase :

         « Claude François éprouvait un profond dégoût des douteuses démarches artistiques qui lui ont été données d’observer. »

         Pouvez-vous m’aider, SVP ? Merci beaucoup ! »

 

Vous n’avez pas : « qu’on lui a données »,  tout court ; vous n’avez pas : « qu’on lui a données à observer ». Vous avez ici une construction bancale, qui déforme une construction impersonnelle licite : « il lui a été donné de + infinitif ». Il faut alors rétablir : «   des douteuses démarches artistiques qu’il lui a été donné d’observer ».

Par ailleurs, je modifierais : « …  un profond dégoût à l’égard des douteuses démarches… ».

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Le mot du 23 octobre 2017 (1)

AGENDA : premier communiqué pour la dictée d’Avrillé (ces infos seront répétées au fil des semaines) :

 

« La dictée annuelle du Téléthon organisée par le Groupe inter-quartiers d’Avrillé aura lieu le samedi 9 décembre à 14 h 30 à la salle du Chêne Fournier, située avenue du Commandant-Mesnard, à l’extrémité du parc de la Haye.

Une préinscription est prévue à partir de 14 heures. La dictée est ouverte à tous, juniors et seniors, et se déroulera sans esprit de compétition dans une ambiance ludique et joyeuse…

Bonne humeur et crayon rouge pour la correction seront bienvenus!

Participation financière au bénéfice du Téléthon à partir de 3 €. »

Les organisateurs disposant de plus de temps cette année pour cette animation, mon  texte  sera  donc  plus  long  que les 1 300 / 1 500 signes habituels, pour se rapprocher un peu plus de la longueur moyenne des dictées  ( 2 200 / 2 400 signes).

Le mot du 22 octobre 2017

AGENDA :  La septième édition de la Grande Dictée ludique de Bonsecours s’est déroulée comme d’habitude dans une ambiance chaleureuse.

Il faut toutefois déplorer, cette année, le nombre assez important des retardataires.  En dépit de toute leur bonne volonté, les organisateurs, après avoir patienté au-delà de l’heure limite, doivent bien, à un certain moment, donner le « top » !  Il a donc fallu refouler des inscrits qui se présentaient quand les participants en étaient au troisième ou au quatrième paragraphe…

La lutte a été rude au sein de la catégorie « champions », dont les membres ont obtenu les meilleurs résultats de l’après-midi. Déjà sur le podium à Antony, le 7 de ce mois, Cédric Jeancolas s’est imposé, en étant le seul « zéro faute » du jour… mais ses adversaires ont tous réalisé d’excellents scores :  2e Christian Maricourt, 1,5 f.; 3es ex aequo  Solange Pascarel et Gérard Glotin 2 f.; 5e Marie-Clotilde Barraud de Lagerie, 3 f.

Certains « seniors amateurs » (SA) ont tenu la dragée haute aux « seniors professionnels » (SP), et devraient même, l’an prochain, être rattachés aux « champions » (voir ci-dessous)!!

Félicitations aussi, donc, à Véronique Lacour, victorieuse chez les SP, et, chez les SA, à Marie-Madeleine Sibiak Vidal (2 f.), Jacques Marchienne (4,5 f.), Véronique Lemée (5 f.), Romain Dabek (5,5 f.) et Dominique Etienne (6 f.).

TOUS les participants sont repartis avec au moins un lot et un numéro de Défense de la langue française.

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