Le mot du 5 novembre 2017 (2)

La question du jour et la réponse

 

           « Bonjour,  Monsieur Colignon,

           Il arrive que, dans un texte justifié, on coupe un mot en fin de ligne avec un tiret. Est-il permis (acceptable ? toléré ?) de commencer la seconde partie du mot à la ligne suivante avec un autre tiret ? Ma raison de le faire serait uniquement une question de lisibilité.
N.B. : Il ne s’agit pas ici de poésie.

Par exemple :
Début de ligne, milieu de ligne, fin de ligne avec cé-
-sure, milieu et fin de la deuxième ligne.

Ou bien, obligatoirement :
Début de ligne, milieu de ligne, fin de ligne avec cé-
sure, milieu et fin de la deuxième ligne. »

 

Tout d’abord, un point de vocabulaire, que je dois trop souvent rappeler : un trait d’union n’a rien à voir avec un tiret. Les deux termes ne sont pas du tout des synonymes ! Le trait d’union est un signe d’orthographe ou d’orthotypographie ; le tiret, qui a le double de longueur, est un signe de ponctuation. Ici, il est donc question du trait d’union (en argot d’imprimerie et de presse : une « division », ou « div », justement parce qu’il marque une coupure, une séparation, une césure).

Non, ce n’est pas admis.  Cela a parfois été proposé pour indiquer qu’il y avait un trait d’union de mot composé coïncidant avec une césure de fin de ligne, mais cela n’a pas été suivi…  (Anecdote :  dans toutes les dictées que j’organise, j’indique aux participants qu’il est interdit de faire coïncider un éventuel trait d’union de mot composé avec une coupe de fin de ligne, car, sinon, les correcteurs ne pourraient pas savoir si le ou la concurrent(e) a écrit un mot agglutiné ou un mot composé !   Les « contrevenants » paient d’une demi-faute leur étourderie… ou leur espoir de rouler les correcteurs dans la farine !  ☺ ☺  )

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