Le mot du 21 novembre 2017 (1)

Le point d’orthotypographie du jour

 

 

            L’orthotypographie est une composante de l’orthographe d’usage qui n’est quasiment pas enseignée à l’école, et qui n’est pas forcément bien respectée dans tous les dictionnaires, même usuels. Pour prétendre maîtriser sans hésitation les règles orthotypographiques, il faut avoir suivi un enseignement particulier, dont la durée sérieuse doit s’étendre sur plusieurs mois, ou travailler avec acharnement en autodidacte pendant des mois, ouvrages de référence incontestables sous la main,  et pratiquer pendant plusieurs années la profession de correcteur-réviseur.

Les cas d’espèce sont en effet innombrables, et multipliés par la nature des textes, leur contexte, les ajustements « hiérarchiques » des règles typographiques, etc. Il faut donc accéder à un stade où l’on peut expliquer sans éprouver la moindre hésitation pourquoi, en français de France, on doit écrire :

le mont Blanc

mais : le tunnel du Mont-Blanc

 

les Trois Mousquetaires

mais :  l’Île mystérieuse

 

la terre Adélie

mais : le district de la Terre-Adélie

 

il fait 14°

mais :  il fait  14  °C

 

Etc.

 

Ainsi, si quelqu’un s’étonne de voir écrire la Ville rose pour Toulouse, ou la Ville rouge pour Albi, alors que le surnom pour Paris est la Ville Lumière, ce n’est pas d’après un traitement spécial accordé à la capitale, encore moins à partir d’une lubie. C’est tout simplement parce que, dans les deux premiers cas, les surnoms sont formés d’un substantif suivi d’un adjectif épithète tandis que le surnom de Paris est constitué de deux substantifs !

 

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