Le mot du 13 décembre 2017 (1)

La question du jour (et la réponse)

          « S’il vous plaît, une petite question :
Dans de nombreux ouvrages de chant grégorien, on trouve l’utilisation des chiffres romains en minuscules : j ij iij iiij indiquant, par exemple, qu’un Kyrie doit être chanté deux ou trois fois (idem pour les paginations de nombreux ouvrages de chant).
Tradition encore vivante aujourd’hui, puisqu’on trouve cette façon, dans ce type d’ouvrage, depuis des siècles et jusque dans les livres édités aujourd’hui par l’abbaye de Solesmes, entre autres.

Tout d’abord, considérez-vous cette question comme appartenant au domaine de l’orthotypographie ?
Également, et même si l’on sait bien que le « i » et le « j » (comme souvent le « u » et le « v ») ont souvent une seule et même graphie pour ces deux lettres, d’où vient cette tradition de toujours indiquer le dernier par « j » ?

Avec tous mes remerciements. »

 

L’emploi des chiffres romains minuscules n’est pas réservé à de pieux ouvrages…  Mais il est possible qu’en 2017 quasiment seuls des livres ou autres textes publiés par des religieux maintiennent cet usage ancien.  La numérotation de pages en chiffres romains minuscules a été suivie, assez fréquemment, pour des préfaces, des annexes, ne faisant pas partie du corps du livre…   Je possède ainsi un Traité de l’orthographe de 1787, où la très longue préface est numérotée de  xij  (= 12)  à  xcviij  (= 98)…  Encore une fois, cela a été assez fréquent autrefois.

Oui, on peut considérer que cela relève de l’orthotypographie (chapitre écriture des nombres).

 

Dans cet usage ancien, un « j »   POUVAIT remplacer un « i » final.  Pourquoi ?…  Pour marquer que le nombre était complet ?  Pour éviter des erreurs, ou des tentatives de modifications frauduleuses transformant, par exemple, un « lvi »  en « lvii » ou « lviii » ?…

 

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