Le mot du 19 janvier 2018 (2)

La deuxième question du jour (et la réponse)

« Cher Jean-Pierre Colignon,

Je me permets de soumettre à votre sagacité une citation de Simone de Beauvoir, relevée dans le Figaro daté du 9 janvier : « Je me disais que, tant qu’il y aurait des livres, le bonheur m’était garanti ». N’y a-t-il pas une faute de concordance des temps ? N’aurait-il pas été plus correct d’écrire « le bonheur me serait garanti » ? Ou, alors : « Je me disais que, tant qu’il y avait des livres, le bonheur m’était garanti » ?

Effectivement, et même si certains ont tendance à montrer beaucoup d’indulgence à l’égard d’écrivains reconnus, célèbres, vous avez raison. La rigueur de la concordance des temps aurait dû conduire à écrire : « Je me disais que tant qu’il y aurait des livres le bonheur me serait garanti ». Ou : « Je me disais que tant qu’il y avait des livres le bonheur m’était garanti ». La ponctuation adoptée par Simone de Beauvoir (deux virgules) n’est pas fautive, mais je préfère nettement ne pas interrompre le coulé de la phrase. C’est pourquoi j’ai fait disparaître les deux virgules ! :o))

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