Le mot du 26 janvier 2018 (1)

Le point d’orthographe (et de vocabulaire) du jour

prémices n. f. plur.

Il ne faut pas confondre des prémices avec des… prémisses. Ces deux homonymes ont des acceptions ressenties comme fort proches, ce qui entraîne beaucoup d’hésitation(s).

Par prémices, on entend les premiers résultats, les signes avant-coureurs, les premières manifestations d’un phénomène naturel ou bien d’une action : les prémices d’une belle récolte ; les prémices de l’automne ; les prémices d’un conflit régional ; les prémices d’un violent orage…

Au sens restreint, prémisses (également nom féminin) désigne, en logique, au sein du raisonnement qu’on appelle un syllogisme, les deux propositions de base qui vont permettre de déterminer une conclusion. Soit l’exemple classique : 1° Tous les chiens ont quatre pattes (prémisse majeure = de sens général). 2° Médor est un chien (prémisse mineure = de sens particulier). 3° Donc Médor a quatre pattes (conclusion).

Par extension, prémisses désigne ce qui sert de base, de socle, à un programme politique, à un texte fondamental (les articles de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ont constitué les prémisses de la Constitution), à un règlement, à une démonstration technique, à une démarche scientifique…

*****

Publicités

Les commentaires sont fermés.