Le mot du 21 avril 2018 (2)

La question du jour n° 2 (et la réponse)

« Bonjour, Monsieur,

Je vais encore mettre votre science et votre bon sens à contribution, car je viens de rencontrer, dans un texte relativement récent, un cas qui me plonge dans le doute, au sujet de l’accord du verbe voir lorsqu’il côtoie le verbe répertorier.

Voici la phrase en question : “Deux mille six cents raretés exactement, qui s’étaient vues peu à peu répertoriées (s’étaient vu répertorier) dans des inventaires pléthoriques”.

Peut-on accorder “vu” au féminin pluriel, étant donné qu’une rareté ne répertorie rien, et peut-on employer l’infinitif pour le verbe répertorier, comme l’écrit l’auteur, entre parenthèses, dans cette phrase ?

Je vous remercie par avance pour le temps que vous voudrez bien consacrer à ce sujet pour me répondre. »

1° « les raretés se sont vu répertorier » (les raretés ne font pas l’action du verbe à l’infinitif, bien sûr, mais sont l’objet de cette action, « subissent » cette action = donc le participe reste invariable !) (Cf. : « elle s’est vu reprocher ses mensonges ») L’emploi de l’infinitif est correct.

2° Il n’y a plus de verbe à l’infinitif, donc ce ne peut plus être dans le raisonnement précédent… Certes, les raretés ne « voient » rien, mais on est tout de même dans le cas de : « En 1870, les Alsaciens se sont vus envahis » (ou : « se sont vu envahir »). « Les raretés ont été quoi ? » = elles ont été vues… > elles se sont vues quoi ? être répertoriées. Oui, les deux s’accordent.

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