Le mot du 23 avril 2018 (1)

La naïveté d’expression du jour

Selon une journaliste de France Inter, en ce lundi matin 23 avril, « l’homme de 36 ans recherché par la police » pour avoir proféré des menaces contre les forces de l’ordre, au Mont-Saint-Michel, a été interpellé quelques heures après. Apparemment, cette arrestation rapide a été due au fait qu’il a été repéré dans une station-service, où il se vantait d’être l’auteur de ces menaces…

La police ignorait l’identité du délinquant présumé lorsque les recherches ont été lancées… Gendarmes et policiers ne pouvaient donc pas poursuivre un « homme de 36 ans » (ni de 19 ans, ni de 58 ans, ni de 85 ans…) , mais un individu non identifié… C’est après son interpellation que l’on a appris ce renseignement.

Cette erreur de formulation rejoint un peu les maladresses du type : « la vie du mort ne tenait qu’à un fil », employées par des journalistes à propos d’un fait-divers exposant qu’une personne était agonisante, mourante, à la suite d’un accident, ou d’une tentative de meurtre ou d’assassinat, et que la victime était décédée dans les minutes ou heures suivantes. L’auteur(e) de l’article, ayant alors en tête la mort de la personne, met la charrue devant les bœufs ! Il faut évidemment dire : « la vie du blessé / de la blessée », « la vie du mourant / de la mourante », etc.

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