Le mot du 25 mai 2018 (1)

La question du jour (et la réponse)

« Bonjour, Monsieur,

Lecteur fidèle de votre site, je tiens avant tout à vous remercier pour vos publications.

Amateur de vin(s), je m’interroge sur l’usage généralisé du terme « à l’aveugle » lorsque l’on parle de « dégustation à l’aveugle ».
Il s’agit dans ce cas de la dégustation d’une bouteille effectuée étiquette cachée dans le but d’en apprécier les qualités sans être influencé par l’origine du vin (notamment s’il s’agit d’un domaine célèbre ou d’une appellation prestigieuse).

Ma question : Ne vaudrait-il pas mieux écrire « dégustation en aveugle » ?

Cordialement. »

À ma connaissance, dans toutes les dégustations et – ou – concours organisés avec des sommeliers, œnologues, professionnels du vin, cuisiniers, on utilise uniquement « dégustation à l’aveugle ». L’ami Gérard Chevalier, consulté, en tant que grand spécialiste de l’art culinaire et des vins, chroniqueur, critique, membre de jurys, a confirmé cette réalité.
Donc, même si l’on considère que « en aveugle » serait éventuellement une meilleure formulation, c’est un combat d’ores et déjà perdu.

Et, d’ailleurs, serait-ce effectivement meilleur ?… Cette construction avec « à la » + un adjectif ou un nom est très courante, et autorise des comparaisons qui cautionnent « à l’aveugle ».

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