Le mot du 24 juin 2018 (1)

La faute d’orthotypographie du jour

Alors que le gouvernement se défend de vouloir supprimer les pensions de réversion (qui constituent notamment l’unique pension versée à un million de veuves), les services de M. Delevoye ont diffusé une note qui, sous forme de question, « Compte tenu des évolutions en matière de taux d’emploi des femmes et de conjugalité, doit-on maintenir des pensions de réversion ? », laisse clairement entendre que le sujet est étudié.

M. Delevoye, d’après ce qu’on lit dans de nombreux médias, est le « Haut-commissaire » à la réforme des retraites… Cette graphie est erronée : on ne peut pas avoir, en français, une majuscule à l’adjectif puis une minuscule au substantif qui suit, dans un nom composé avec trait d’union, de plus. Il faut ou deux majuscules ou deux minuscules. Les majuscules étant évidemment réservées aux cas d’unicité à l’échelon du pays (cf. Haut État-Major dans le Haut État-Major [général]), pour des organismes importants.

Il n’y a, effectivement, qu’un Haut-Commissariat à la réforme des retraites, ce qui peut justifier deux majuscules pour le nom de cet organisme, mais haut-commissaire est un nom commun qui doit rester avec des minuscules initiales, comme ministre ou secrétaire d’État… ou président de la République.

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