Le mot du 9 juillet 2018 (1)

L’acception ancienne du jour

 

            En relisant des textes de l’ami Fernand Guériff, qui fut l’historien de Saint-Nazaire et de la presqu’île guérandaise, musicologue et compositeur, je retrouve le texte d’une chanson populaire locale : Filles qui avez des serviteurs.

Détaché de toute explication, ce titre sera sans doute compris, en 2018, au sens de « filles, femmes, des couches sociales aisées, qui avez des domestiques, du personnel de maison, des employés de maison… ».  Contresens !…  Serviteurs signifie ici « chevaliers servants », « amoureux » :

Filles qui avez des serviteurs (bis)

Faites-leur porter vos couleurs.

L’écarlate et aussi le bleu (bis)

C’est la couleur des amoureux.

 

La méconnaissance des significations passées, vieillies, peut entraîner des quiproquos plus ou moins graves… Ainsi, lorsque des personnes âgées, s’appuyant sur des acceptions qui figuraient dans les dictionnaires édités quand elles étaient jeunes, emploient « grec » au sens de « voleur », d’ « escroc », de « filou rusé »…  suscitant l’incompréhension ou la méprise chez des interlocuteurs plus jeunes.  « C’était un « grec » »  étant compris au sens de « c’était un Grec ». (Anecdote authentique : j’ai été témoin de la scène.)

 

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