Archives mensuelles : août 2018

Le mot du 24 août 2018 (1)

Le calembour du jour

 

Lors de la compétition pour le titre de Miss Prof opposant des enseignantes représentant leurs disciplines respectives,  la prof de maths, la favorite des collectionneurs de pièces,  a déçu ses supporteurs :  ils espéraient voir nue miss Maths !

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Le mot du 23 août 2018 (2)

Le jeu de mots du jour

 

Cette étoile, très médiatisée, de  l’astronomie est loin d’être une stakhanoviste…   C’est à croire qu’elle est née bulleuse !

 

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Le mot du 23 août 2018 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

 

           « Bonjour, Monsieur Colignon,

Un grand merci pour vos articles !

Ma question porte malheureusement sur un sujet tragique et récurrent.
J’entends et lis de plus en plus souvent l’expression « enfant abusé » (par exemple, dans le
Canard enchaîné daté d’hier). Ce calque de l’anglais peut sembler commode, vu sa concision, mais me gêne beaucoup, puisque la construction correcte en français appelle la préposition  de (« abuser de quelqu’un »).
Ai-je tort de penser qu’il faut donc dire et écrire « enfant victime d’abus (sexuel) »,  et non la formule indiquée plus haut,  copiée selon toute vraisemblance de l’anglais
abused child  ? »

 

 

Déjà, on peut être gêné par les différentes acceptions d’ « abusé »  :  l’enfant a-t-il été berné, dupé, trompé… ou a-t-il été victime d’abus sexuels ?…  Ensuite, vous avez raison :  « enfant abusé » n’est pas du français correct; il faut dire « enfant victime de viol(s) »,  « enfant violé », « enfant victime d’abus sexuels », « enfant ayant été victime d’abus sexuels »…

J’en profite pour signaler une autre incorrection  :  l’emploi  inconsidéré de violenter pour « violer ».   Les deux termes ne sont pas des synonymes, ou pas toujours, en tout cas. La première signification de violenter est : « exercer des violences, commettre des violences sur quelqu’un » ;  « violer » est une seconde acception, employée particulièrement.

 

L’internaute ayant envoyé cette question étant une traductrice,  je terminerai en saluant cordialement toutes celles et tous ceux exerçant professionnellement ce métier qui demande beaucoup de savoir et de qualités.

 

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Le mot du 21 août 2018 (1)

Le jeu de mots du jour

 

Ce sommelier bourguignon,  petit-neveu du maire-curé Kir,  déplore de voir des sots ternes réclamer une dégustation à l’aveugle de quinze vins…

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Le mot du 19 août 2018 (3)

Le janotisme du jour

 

Signalé par un fidèle internaute :  « Le spécialiste du cerveau espagnol  Felipe  X… a  conçu récemment  la notion de (…)« ,  avec ce commentaire  :   sûrement que ce monsieur ne s’intéresse qu’à l’intérieur des boîtes crâniennes madrilènes ou sévillanes… et qu’il y a des spécialistes du cerveau français, du cerveau italien, du cerveau suisse, etc.

« Le spécialiste espagnol du cerveau Felipe X…  a conçu… » eût moins prêté à sourire, évidemment.  Ou bien : « Felipe X…, le spécialiste espagnol du cerveau, a… » (ou : « Felipe X…, l’un des grands spécialistes espagnols du cerveau, a… ») !

 

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Le mot du 19 août 2018 (2)

Le jeu de mots du jour

 

« Où faut-il descendre du tram, exactement, pour assister au Grand Prix de formule 1 des Flandres ?…  C’est confus : on m’a dit qu’il y avait plusieurs arrêts « Ostende » !!?…  On m’a dit, aussi, de faire un petit tour à Gand pour voir des tractions à vent !!? »

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Le mot du 19 août 2018 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Bonjour,

            Comment doit-on  écrire, avec ou sans trait d’union  :  « être hors norme » ? « être hors-norme » ?  « être hors(-)normes… » ?  Je ne trouve rien dans les dictionnaires.

            Merci. »

 

Vous avez raison : apparemment,  il semble bien difficile de trouver des réponses à votre question !

Comme on parle de LA norme (être dans la norme)  ou DES normes (rester dans les normes),  il est… « normal » d’hésiter.

Premier point  :  il n’y a pas de trait d’union dans les nombreuses locutions et expressions comportant hors. (En revanche, les noms formés à partir de certaines de ces locutions s’écrivent avec un trait d’union  :  un hors-texte, faire du hors-piste, un hors-jeu…). Ensuite,  singulier ou pluriel, le « ad libitum » peut se comprendre : c’est en dehors de la norme ou en dehors des normes. Les deux formes sont admissibles, licites, et n’introduisent pas de différence de signification…  Si l’on veut trancher une fois pour toutes afin de s’en tenir constamment à une seule orthographe,  le pluriel semble plus usité :  hors normes.

 

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Le mot du 18 août 2018 (1)

Le calembour du jour

 

Pour certains protestants intégristes partisans de Calvin, si tu ne l’a pas lu t’es rien !

 

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Le mot du 17 août 2018(1)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Bonjour,  Monsieur Colignon,

           Je n’arrive pas à me décider… Peut-on écrire : « Il doit décider quel candidat promouvoir » ? Il me semble que c’est incorrect, mais je n’arrive pas à expliquer pourquoi… Pouvez-vous m’aider ?

Merci et bonne journée. »

 

Désolé  :  je ne trouve pas de grammaire ou autre ouvrage de référence qui traiterait ce point précis…  Peut-être parce que  les lexicologues et grammairiens estiment qu’il n’y a pas lieu d’en parler.

Faute de condamnations ou d’approbations, ou d’avis embarrassés,  émanant d’experts reconnus, je ne sais trop quoi vous répondre…   Je constate que cette tournure est employée çà ou là.

A priori, cette construction est donc correcte.  Mais elle me gêne  :  sans pouvoir étayer mon avis à partir de grammaires ou d’ouvrages de linguistique, spontanément j’écrirais : « Il doit décider quel candidat il convient de promouvoir »,  « quel candidat il (lui) faut promouvoir »…

 

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Le mot du 16 août 2018 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Bonsoir, Monsieur Colignon,

          Dans la fable de La Fontaine le Lièvre et la Tortue,  je trouve partout cette graphie :

 

Notre Lièvre n’avait que quatre pas à faire ;

J’entends de ceux qu’il fait lorsque prêt d’être atteint

Il s’éloigne des chiens, les renvoie aux Calendes

Et leur fait arpenter les landes.

 

Mais ne faudrait-il pas plutôt écrire « près d’être atteint » ? »

 

 

 

Il s’agit d’un emploi vieilli, que l’on trouve encore  chez Robespierre et Chateaubriand, entre autres, et jusque dans des textes des années 1950 (là, j’ai un doute sur le côté « vieilli », et j’y verrais plutôt des bourdes, des fautes d’orthographe…).  À l’origine de cet embrouillamini, de ces hésitations, se trouvent les graphies anciennes  prez, prest de

 

Jusqu’à quelle période cet emploi aujourd’hui condamné fermement a-t-il été licite ?…   Il est bien difficile de le savoir.  Il faudrait consulter les différentes éditions du Dictionnaire de l’Académie et d’autres dictionnaires ayant fait référence aux siècles précédents,  pour voir quand la nuance de sens entre  être prêt à et être près de a été généralement lexicalisée…

 

Donc, en effet, La Fontaine semble bien avoir écrit « prêt d’être atteint »,  ce qui était accepté, voire recommandé (?), à son époque… Il faut lui laisser sa graphie (en mettant une note, si cela est possible, dans un article, dans un livre, en cours de rédaction).

 

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