Le mot du 8 septembre 2018 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Bonjour, Monsieur  Colignon,

           Concernant l’énoncé de dates, des amis m’ont demandé si l’on pouvait dire indifféremment, par exemple, « mille six cent quinze »  et  « seize cent quinze », ou s’il y avait une règle. L’un d’eux a prétendu que pour toutes les dates avant la Révolution le « xxx cents » s’imposait, et, que, pour celles après, c’était  « mille xxx » qui prévalait.

          Avez-vous une explication ? »

 

 

Il n’y a pas de règle, seulement un usage évolutif.

Quasiment aucun auteur ne parle de cela.  Seul Grevisse  traite le sujet.  Il avance que si le nombre des centaines ne dépasse pas seize on dit « onze cents, douze cents… » bien plutôt que « mille cent », « mille deux cents ».  Sans donner la moindre explication.  Seulement en citant des exemples pris chez des auteurs…  datés.

Il ajoute qu’au-delà de « seize » les formes avec « cents » sont préférées dans la langue écrite…   ce qui est démenti par une partie des exemples qu’il donne ensuite.

La réalité  :   l’emploi avec « cents » ne relève pas de l’usage contemporain, moderne.  On dit et on écrit aujourd’hui, couramment  :  « Je touche mille sept cents euros par mois,  notre loyer est de mille trois cents euros »…   Je n’entends pas les gens dire : « Je touche dix-sept cents euros », « … est de treize cents euros ».  Idem à l’écrit.  Si certain(e)s veulent continuer à utiliser la version quelque peu démodée, pourquoi pas…

Exception  :  je crois que l’on dit en majorité « onze cents euros » plutôt que « mille cent euros ».  Encore une fois, cela relève de l’usage, et non d’une quelconque règle.

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