Le mot du 30 septembre 2018(2)

Le point de vocabulaire du jour

 

La dictée du Croisic (Loire-Atlantique), dans le cadre du Salon du livre « Plumes d’équinoxe », m’a permis d’apprendre à plusieurs personnes, même ligériennes, même habitant la presqu’île guérandaise, l’existence du mot gède

Une gède (déformation de jatte) est une grande jatte en bois qui servait aux paludières à transporter sur leur tête le sel récolté dans les marais salants.  Ces femmes, appelées  localement « porteresses », pouvaient porter, pieds nus,  jusqu’à 25-30 kilos de sel, dit-on. Ce transport pieds nus permettait de ne pas abîmer les levées de terre, les levées d’argile.

En incitant chacun(e) à visiter la presqu’île guérandaise, de Saint-Nazaire au Croisic et à Guérande, à visiter l’ensemble « pays blanc + pays noir » (= les marais salants et la Grande Brière), j’indique que devant le Musée des marais salants de Batz-sur-Mer se dresse la magnifique Porteresse du vieil ami Jean Fréour, très grand sculpteur classique* disparu en 2000.  Sa paludière porte fièrement sur la tête une gède débordant de sel.

 

*Voir aussi, notamment, l’Anne de Bretagne érigée face à l’entrée du château des Ducs, à Nantes ; les Laveuses d’huîtres de la fontaine située devant l’église Saint-Méen, à Cancale ; la statue de Pierre Bouguer, au Croisic (le Croisicais Pierre Bouguer, précoce scientifique, fut entre autres un des meilleurs hydrographes du XVIIIe siècle).

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