Le mot du 11 octobre 2018 (2)

Les questions du jour (et les réponses)

 

            Bonjour, Monsieur Colignon,


C’est toujours un grand plaisir de lire vos billets qui m’arrivent au quotidien comme une gourmandise via ma messagerie !


Si votre temps le permet, j’aurais un pêle-mêle de trois questions auxquelles je cherche une réponse :


  1. Que doit-on faire quand on a plusieurs numéros de téléphone à mettre sur sa carte de visite ?… Ma question est la suivante : comment doit-on écrire l’abréviation de
    tél. au pluriel ? Téls. ? Faut-il,  alors, laisser le point ?

  2. On lit et on entend de plus en plus souvent le mot
    process, que je trouve agaçant ! Ce mot anglais apporte-t-il réellement quelque chose de plus que le mot processus, qui me semble avoir le même sens ?

  3. Enfin : j’ai vu très récemment des affiches annonçant la présentation de l’opéra
    les Contes d’Hoffmann. Mon oreille de bilingue allemand-français s’en émeut : en effet, en allemand, Hoffmann se prononce avec un « h » aspiré… Or, en français, on ne dit pas « une poignée d’haricots » ou « les vers d’Hugo ». Pourquoi ne dit-on pas « Les Contes de Hoffmann »?


D’avance, je vous remercie pour vos éclaircissements.


Bien cordialement.

 

1°  « Téls » n’existe pas.   Il faut mettre ou bien « numéROS de téléphone :  », ou bien « tél. : »  devant LES numéros.

 

2°    Process   −   qui a une bonne dizaine d’équivalents français de sens proche mais différents : protocole, mode d’emploi, processus, marche à suivre, procédé, méthode…   −   n’apporte rien à un texte en français, justement parce qu’il couvre de quasi-synonymes ou des mots de sens voisin.

 

3°  Dans les noms de lieux et de personnes des pays de langue germanique (allemand, anglais, néerlandais, etc.) ainsi que de ceux de langue espagnole et des pays arabes ou orientaux, c’est le aspiré qui est en usage, mais il y a des exceptions pour les noms très connus ou d’un emploi courant.   C’est le cas pour les fameux Contes d’Hoffmann d’Offenbach, livret de Barbier et Carré, déposés sous ce titre. Dans les affiches en allemand (par exemple, celles du Bayerische Staatsoper), en anglais, en suédois, etc., d’Opéras étrangers, la graphie est constamment « d’Hoffmann ».

Nous n’en sommes plus à l’époque où chacun disait et écrivait « de Henri IV, de Hugo, de Hollywood », etc. L’élision est de plus en plus pratiquée, et les deux graphies coexistent très souvent.

 

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