Le mot du 8 novembre 2018 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

« Bonsoir,  Monsieur,

Qu’en est-il  avec les majuscules ou les minuscules utilisées dans le vocabulaire ecclésiastique  ?…

 Il me semble que l’on doit écrire :  » Le frère Jean… »; « le père supérieur ».., avec des minuscules…  Est-ce exact ?

 Mais n’est-ce pas plus compliqué, et ne faut-il pas écrire  :  « Il alla trouver le frère Jean » ou « Il alla trouver Frère Jean » (l’article défini a disparu ici) ?

Dans les dialogues, faut-il écrire : « Bonjour, Frère Jean  » ou « Bonjour, frère Jean »  ? « Bonjour,  mon Père » ou « Bonjour, mon père » ?…

À  défaut de bénédiction, je suis impatiente de recevoir votre réponse ! :o)) »

 

Les voies orthotypographiques du Seigneur sont compliquées, voire subtiles.  On ne peut pas passer, dans un même texte,   de « le frère Jean » à « Frère Jean », de « sœur Blandine » à « Sœur Blandine »… Il faut opter pour un choix arbitraire !

Il  y a deux écoles : les pro-majuscules (= qui craignent d’éventuelles confusions entre un « père Matthieu », personne un peu âgée et désignée familièrement, et un « père Matthieu », ecclésiastique)   et les pro-minuscules.  Ces derniers sont nettement plus nombreux, donc il semble sage de conseiller aux journalistes, aux correcteurs,  et à tout un chacun,   d’écrire « sœur  Mathurine », « la sœur  Euphrasie », « le père Charles »,  « frère Mathurin »,  « la mère supérieure », « le frère Nicolas »…  (Pour autant, dans des revues et journaux spécialisés, dans un même ouvrage, un rédacteur en chef ou un auteur peut décider d’unifier sur les majuscules…)

Vous avez aussi ma bénédiction, bien sûr !…

 

 

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