Le mot du 23 mars 2019 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

          « Bonjour,

          Je lis ceci sur l’excellent site AOC  :  « En un an, nous sommes à mi-chemin d’un premier objectif d’équilibre que nous nous sommes fixés : 6000 abonné.e.s ».

« Premier objectif » étant le COD, ne faudrait-il pas écrire : « fixé », malgré le verbe pronominal ?
        Merci de votre réponse.

       Bien cordialement. »

 

Non, il ne s’agit pas d’un « verbe (essentiellement) pronominal », mais d’un verbe transitif direct employé à la forme pronominale… Il n’y a donc pas d’accord automatique sur le sujet repris par le pronom.  Il faut raisonner comme s’il y avait construction avec l’auxiliaire avoir :  « Nous avons fixé à nous quoi ?… (« Qu’avons-nous fixé à nous ?… ») = un premier objectif, COD placé devant le verbe, et entraînant donc l’accord…   Il aurait fallu écrire fixé.

Par ailleurs, vous savez ce que je pense de cette imbécillité d’écriture inclusive (ici : « abonné.e.s ») conçue par de modernes Vadius et Trissotin, et VENDUE (sous forme de stages de formation à cette écriture, démarche commerçante) sous le prétexte fallacieux de permettre aux femmes d’accéder à l’égalité en général et à l’emploi en particulier.  En vérité, cet objectif impératif sera plus sûrement assuré par des mesures politiques concrètes,  justes et énergiques… comme pour d’autres questions.

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