Archives mensuelles : avril 2019

Le mot du 21 avril 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

           « Bonjour, Monsieur Colignon,

            J’ai toujours une hésitation quand je tombe sur le mot cloud dans son acception numérique : dois-je écrire Cloud ? Ou cloud est-il correct ?

 

            Merci à vous et bon week-end de Pâques ! »

 

L’usage n’a pas tranché et l’on trouve de tout : avec ou sans majuscule initiale, mise en italique, entre guillemets ou non, etc., dans les sites professionnels.

Je crois que l’on peut passer  à la banalisation, sans majuscule,  sans guillemets,  sans changement de graisse : « comment se servir du cloud… ».

 

 

 

 

Le mot du 20 avril 2019 (2)

AGENDA :  La décision vient d’être prise = les Rencontres « A la croisée des mots » d’Antony, avec la dictée,  se dérouleront le samedi 28 septembre 2019. (Bien évidemment, les date, heures et autres précisions seront données en temps voulu !)

Le mot du 20 avril 2019 (1)

La rencontre de vocabulaire du jour

 

En parcourant hier la Légende des siècles de Victor Hugo (deuxième série, « Les trois cents », III, 2, « Le dénombrement »), ai trouvé (je respecte l’orthotypographie/orthographe de cette édition du Club français du livre (Victor Hugo, Œuvres complètes, édition publiée sous la direction de Jean Massin), orthographe… que je ne cautionne pas1) :

Les peuples n’ont pas tous les mêmes mœurs ; les scythes,

            Qui font à l’occident de sanglantes visites,

            Vont tous nus ; le macron, qui du scythe est rival,

            A pour casque une peau de tête de cheval

            Dont il a sur le front les deux oreilles droites ;

 

Cet extrait rappelle que, selon Hérodote, les Macrons étaient un peuple tributaire de l’Empire perse.

 

Par ailleurs, le patronyme Macron désigne quelques personnages de l’Antiquité. Comme nom commun, macron a plusieurs acceptions, dont une signification concerne la linguistique :  le macron est un signe diacritique en forme de barre horizontale, que l’on place généralement AU-DESSUS d’une voyelle dont il modifie la prononciation. Mais le macron souscrit, de forme semblable, est placé le plus souvent, lui, AU-DESSOUS d’une lettre dont il modifie le son. Enfin, le  macron-grave est un diacritique composé d’un macron et d’un accent grave.

 

  1. Les majuscules sont évidemment obligatoires pour les noms propres Scythes, Occident, Macron, Scythe.

           

 

Le mot du 19 avril 2019 (3)

Le débat de vocabulaire du jour

 

Réagissant à la phrase prononcée sur France Info (voir « Mot du jour » n° 2), Jacques Dumeunier s’interroge sur l’emploi, justifié ou non, du terme « activistes »… De nombreux mots du domaine politique et social prêtent effectivement à débat.  Evolution réelle dans l’usage, et parfois contradictoire, de l’acception de certains vocables, ou bien emploi exagéré et hyperbolique, ou bien encore utilisation fallacieuse, retorse et spécieuse afin de dénigrer malhonnêtement des adversaires politiques ou des contestataires, il y aurait effectivement beaucoup à dire sur libéraux, progressistes, activistes, « élites », populistes, séditieux, factieux, libertaires, etc.  

Une étude complète, argumentée, et surtout honnête et impartiale, portant sur les diverses acceptions et les différents emplois des  termes les plus employés dépasse de beaucoup la longueur des « Mots du jour ».  Cela mérite la rédaction d’un lexique, d’un dictionnaire : pourquoi pas, dans les mois qui viennent ! Mais après en avoir définitivement terminé avec les ouvrages en cours (dont le  Dictionnaire orthotypographique, qui va enfin paraître, au C F P J). 

Le mot du 19 avril 2019 (2)

La bourde du jour (bis)

 

Walter Sistelli m’indique avoir entendu ce matin, sur France Info (au sujet d’une centaine de personnes qui bloquent l’accès du personnel à la tour Total, sur le parvis de la Défense, près de Paris) :

 

            « Les activistes se comportent de façon bon(ne) enfante. »

Encore un peu, et les auditeurs avaient droit à  » de façon bonne d’enfants » !

 

La locution « bon enfant » est figée au masculin singulier : une réaction bon enfant.

 

Le mot du 19 avril 2019 (1)

Les bourdes du jour

 

Sur France Inter, on l’on se gargarise volontiers de records d’audience obtenus, il serait bien, néanmoins, que chacun soit plus fiable dans l’emploi de la langue française et pour les informations…

Passons sur les très nombreuses fautes de français,  notamment des participes passés, qu’il serait trop long d’énumérer…

Passons sur la grave erreur d’information portant sur l’accueil réservé à M. Castaner par les délégués du syndicat de police Alliance…

… Pour  en arriver à l’énorme événement de la remise de la Légion d’honneur par M. Macron à l’écrivain Michel Houellebecq, à l’Elysée.  Ce dernier a donc été fait chevalier dans cet ordre… Contrairement à ce qui a été dit et répété ce matin sur France Inter, il n’a pas reçu de rosette ! Cet insigne complémentaire est décerné aux officiers de la Légion d’honneur, pas aux chevaliers.

 

Le mot du 15 avril 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

             « Bonjour, Monsieur  Colignon,


Dans la construction suivante  (une phrase qui commence par « ce dont nous avons besoin »),  convient-il ou non d’employer l’article partitif « de » ou « du » dans la principale? Je serais enclin à opter pour un attribut sans article partitif, mais peut-être s’agit-il ici d’un tour redondant que l’on peut accepter…
Exemples :
– Ce dont nous avons besoin, c’est d’une coalition des forces…
– Ce dont nous avons besoin, c’est la volonté, la discipline et l’engagement de la part de la direction de passer aux actes.
– Mais ce dont les jeunes ont le plus besoin, c’est de temps pour rester jeune et d’un réseau efficace autour de la personne qu’ils aident.
Merci pour votre éclairage. »

 

De nos jours, l’usage est, je pense, totalement en faveur de la préposition, même si on peut y voir une redondance.  Cela recoupe « avoir besoin DE quelque chose » : « Ce dont nous avons besoin, c’est d’un gouvernement efficace et épris de justice »; « Ce dont j’ai besoin, c’est d’une bonne douche ! »…

 

 

Le mot du 14 avril 2019 (1)

La question d’orthotypographie du jour (et la réponse)

 

« Bonjour, Jean-Pierre Colignon, 

            Je vous remercie de la réponse que vous m’avez adressée hier par courriel.

            J’ai une autre question, d’orthotypographie cette fois, à vous poser.

Il me semble que l’habitude est d’écrire les titres d’expositions en romain et entre guillemets, avec une majuscule initiale (et, éventuellement, avec une capitale au premier nom si ce dernier est précédé d’un article défini). Or je vois, dans un hebdomadaire, que ces titres sont en italique, sans guillemets…

            Que pensez-vous de ce choix, s’il vous plaît ? Vous paraît-il correct ?

            Bien à vous. »

 

Rigoureusement, ce n’est pas une bonne idée. D’une part, l’italique sert déjà à beaucoup de choses;  d’autre part, cela va mettre sur le même plan (donc éventuellement introduire des confusions) les titres des expositions et les titres d’œuvres qui y sont présentées :  « La foule se précipite à Sur les bords de l’Atlantique pour contempler l’inattendu et déroutant Restes de méduses sur l’estran ».

Je suppose que ce choix de l’italique est dû au fait que certains croient que cela mettrait plus en valeur le nom des expos…

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Le mot du 13 avril 2019 (2)

Le jeu de mots du jour

« Les loyers ont beaucoup augmenté, en Allemagne… Si cela continue, on ne pourra même plus louer une chambre de Bonn ! »

Le mot du 13 avril 2019 (1)

AGENDA (pour information) :  Jeudi 18 avril, création de la dictée « SupGalilée » à l’université de Villetaneuse. Dictée réservée aux étudiants de ladite université.

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