Le mot du 29 juin 2019 (3)

La question du jour (et la réponse) 

 

            « Bonjour, Monsieur,

 

Je suis choqué de voir écrire les mots street pooling. Les journalistes semblent donner à ces mots une connotation ludique à rapprocher du street art alors qu’il s’agit d’une action pouvant être criminelle. Comment le dire en meilleur français ? Je proposerais « geyser de rue »… Qu’en pensez-vous ?… »

 

D’une façon générale, et accessoirement pour faire le « buzz », pour attirer l’œil ou l’oreille des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, bon nombre de journalistes reprennent, en l’absence de terme(s) français utilisé(s), le moindre anglicisme employé en particulier aux États-Unis…  En ce moment, donc : « street pooling », dont la traduction littérale est : « piscine de rue »…  Il n’y a pas que le geyser, mais aussi la nappe d’eau, la mare qui s’étend et se répand, formant donc une « piscine sauvage ». La notion qui l’emporte est celle de piscine, et non celle de geyser.

Pour lutter rapidement et efficacement contre la prolifération des anglo-américanismes, il faut proposer des mots ou des syntagmes courts, et très « parlants » !  Donc, pas question d’ « ouvertures sauvages et illégales de bouches d’incendie », ni de « piscines illégales de rue », ni de « geysers sauvages de bouches d’incendie »…

Je crois qu’il faut reprendre, entre guillemets dépréciatifs et marquant l’illégalité  :   des « piscines de rue »; ou bien : des « piscines sauvages ». Quelque chose de ce genre, en tout cas.

 
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