Archives mensuelles : juillet 2019

Le mot du 15 juillet 2019 (3)

La bourde du jour

 

              « Cher Monsieur Colignon,

            Une [bourde] de plus entendue ce matin sur RTL, au journal de 7 h 00 :   » […] les ”promulgués“ de la Légion d’honneur… »  (soupir).

            Bonne journée quand même ! »

 

 

Comment voulez-vous que des animateurs, voire certains journalistes, de radio et de télé ne soient pas perturbés dans l’emploi du vocabulaire concernant la Légion d’honneur quand ils voient que les bénéficiaires sont loin de répondre tous aux critères d’attribution de l’ordre honorifique créé par Napoléon Bonaparte  :  « conduite civile irréprochable et méritante, ou faits de guerre exceptionnels, services publics ou activités professionnelles d’une durée minimum de vingt années, assortis dans l’un et l’autre cas de mérites éminents… ». 

Alphonse Allais, s’apercevant que Jules Renard faisait partie d’une promotion qui ne respectait guère, particulièrement,  les vertus et qualités censées être exigées des  impétrants, s’exclama : « Oh ! Vous avez vu !?  Ce pauvre Renard a été pris dans une rafle ! ».

Enfin, quel que soit le jugement que l’on porte sur les conditions d’attribution et les « mérites » réels ou contestables des attributaires, on doit dire :   on est nommé chevalier,  on est promu officier, on est promu commandeur, on est élevé à la dignité de grand officier, on est élevé à la dignité de grand-croix.

 

(On promulgue [= on édicte] une loi, un décret, un texte dans les formes requises, afin de les rendre exécutoires. Promulguer une interdiction, un ordre; promulguer une loi sous sa propre responsabilité. Nul n’est censé ignorer une loi qui a été promulguée ! Dans le domaine religieux, on promulgue un dogme. Par extension : promulguer un principe, des idées…)

 

 

 

 

Le mot du 15 juillet 2019 (2)

 

Le point de vocabulaire du jour

 

protagoniste      n. m. et n. f.

 

Le français est une langue vivante, qui évolue donc au fil des siècles, voire, plus rapidement de nos jours,  au fil des décennies. Entre autres, sous la forme de modifications ou d’extensions des acceptions, des significations…

En 2019, nous ne sommes plus à l’époque du Grec Thespis, qui aurait vécu au VIe siècle av. J.-C. et qui, considéré comme le premier acteur, serait l’inventeur de la tragédie. Il inséra, ou aurait inséré, des tirades parlées, débitées par un personnage unique, étranger au chœur  :  LE protagoniste (du grec : « le premier plaideur, le premier acteur »).   Ce nouveau récitant ou intervenant  était chargé d’interroger ou de donner la réplique. Ensuite, cet UNIQUE acteur interprétera divers rôles (héros, serviteur, messager…). Pour cette raison, protagoniste  a été longtemps considéré comme un terme devant être figé au singulier. On condamnait des phrases telles que : « Les trois protagonistes de l’affaire ont été mis en garde à vue », « Les principaux protagonistes de ce polar sont une députée, deux journalistes de radio et un directeur de zoo »…

Cette démarche appartient au passé…  L’usage contemporain admet l’emploi de protagoniste aussi bien au pluriel qu’au singulier. (Bien entendu, ce serait un anachronisme, une faute, que d’utiliser le mot au pluriel dans le contexte de la tragédie de la Grèce antique.)

Si le mot est surtout employé au masculin, son utilisation au féminin est licite  :  La principale protagoniste s’exprimera lors d’une conférence de presse, jeudi soir.

Le mot du 15 juillet 2019 (1)

Le point d’humour du jour

 

« Comment ça va… Galilée ? »

«  Ah ! ça ne tourne pas rond !… »

Le mot du 14 juillet 2019 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Monsieur Colignon,

            Voici une demande (enfin : deux) dont la réponse est peut-être toute simple, mais, n’arrivant pas à trancher (je n’ai rien trouvé dans les ouvrages que j’ai consultés), je suis turlupiné : 

            « Agonisant » peut-il, en dehors de l’acception se rapportant à « agoniser », être également considéré comme le participe présent d’ « agonir » (d’injures = pléonasme ?) ?

            Cordiales salutations. »

 

Non  =  agonir est du 2e groupe, comme finir (finissant…).  Alors, même si on ne l’utilise pas tous les jours, d’où les hésitations, c’est agonissant  (en agonissant) qu’il faut.

« Agonir d’injures » est bel et bien un pléonasme !  Les usagers du français perdant de plus en plus l’habitude d’employer agonir seul, la redondance « agonir d’injures » semble normale à bien des gens…  Cela reste pourtant un pléonasme tant que la totalité des linguistes, des grammairiens et des lexicographes n’auront pas légitimé cette évolution de l’usage.

 

 

 

 

 

 

 

Le mot du 14 juillet 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

 « Bonjour, Monsieur,

Un ami qui a travaillé dans l’imprimerie me dit qu’on ne doit pas employer les lettres collées dans les mots écrits en majuscules…   Pourquoi cela ?…

 Merci de votre réponse. »

 

Je n’ai jamais entendu cela dans la bouche d’un typographe, d’un linotypiste, d’un imprimeur…  Ligatures, digrammes, lettres collées…, on ne fait pas de différence entre les lettres capitales et les lettres minuscules !  Les ligatures linguistiques sont obligatoires dans les mots écrits tout en majuscules tout comme dans les capitales initiales de mots écrits en minuscules.

Donc :

œuvre   ŒUVRE

œnologie    ŒNOLOGIE

cœlacanthe   CŒLACANTHE

 

 

 

Le mot du 13 juillet 2019 (1)

Le dicton météorologique de juillet

 

« S’il pleut à la Sainte-Madeleine,

Il pleut pendant six semaines. »

Le mot du 11 juillet 2019 (1)

Le point d’humour du jour

 

« Comment ça va…, Marat ?

—   Jusqu’ici, tout baignait ! »

Le mot du 10 juillet 2019 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Monsieur,

            J’ai un petit doute sur l’écriture de ce mot : un monteur soudeur ou monteur-soudeur, est-ce au choix ?

Bien à vous. »

 

 

L’usage flotte. Il conviendrait de respecter une norme…   Est-ce un monteur qui peut faire de la soudure (= pas de trait d’union) ou est-ce un professionnel qui associe une double capacité : lecture de plan et visualisation  de l’ordre de montage des pièces  +  assemblage-soudure (= un trait d’union).  Il me semble juste d’y voir à égalité, comme dans boulanger-pâtissier, plombier-zingueur,  une double spécialisation, etc.  Donc  =  monteur-soudeur (pluriel : des monteurs-soudeurs).

Le mot du 10 juillet 2019 (1)

Le point d’humour du jour

 

Réponse au dingbat de mardi

C     ha        (ou, comme on veut 🙂                      cH       aR

R   mE                                                                      M          e

=    « Le charme est rompu. »

 

Le mot du 9 juillet 2019 (1)

Le point d’humour du jour

 

Le dingbat du jour  (une phrase à trouver)

 

C     ha  

                                                R     mE

 

(Réponse :  mercredi 10 juillet)

 

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Pour les débutants, exemples de dingbats très simples :

SENSr      =      « sens contraire »   (« sens »  contre « r »)

OOOOOO    OOOOOO   =   une paire de ciseaux   (une paire de « six o« )

glace     é   =    essuie-glace(s)     (« é » suit « glace »)