Le mot du 15 août 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

             « Bonjour, Monsieur Colignon,


Au plus chaud du mois de juillet,  j’ai pris le frais au pays des Lapons par le truchement de trois très bons polars qui s’y déroulent. J’ai été surprise par le traitement des mots « Sami » et « sami » : dans les trois livres, ils sont invariables (
des Sami ; des fêtes sami…). Y a-t-il une explication à cela ? D’instinct, je les aurais accordés comme un Français / une Française, des chansons françaises…
            Avec, toujours, un grand merci pour vos contributions passionnantes ! »

 

« Sami » est un terme qui serait plus « politiquement correct » que son équivalent « Lapon », paraît-il, d’où l’apparition de ce terme depuis quelque temps…  Les deux vocables sont-ils bien, par ailleurs, tout à fait des homonymes, je n’en suis pas du tout certain après avoir lu plusieurs articles là-dessus, parfois censés être dus à des spécialistes de compétence égale…

Les ethnologues ont souvent pour habitude de choisir l’invariabilité pour ces termes, qu’ils soient substantifs ou qu’ils soient adjectifs, mais en flottant entre majuscule et minuscule quand le terme est un adjectif.  Évidemment, cela permet d’éluder les questions d’accord en nombre et en genre !   Mais il n’y a pas de raison de compliquer les choses par ces exceptions  :  pour tous les noms de peuples, etc., il faut unifier, et mettre, en français, la majuscule aux noms et une minuscule aux adjectifs, en respectant naturellement les règles du français : « les Samis, des Samies, des enfants samis, des habitations samies… »  (Bien sûr, avec une terminaison en « a » ou en « o », on n’écrirait    pas  :  « les Samaes » ni « les Samoes » !)

 

 

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