Le mot du 20 août 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Monsieur Colignon,

            À quelqu’un qui me demandait pourquoi on écrivait « pays Baltes » (ou même « Pays Baltes », selon ), mais « Pays basque », j’ai bredouillé une histoire de noms propres pas très convaincante. Pourquoi pas « pays Basque » comme « mer Rouge » ?, a-t-il insisté. J’avoue que j’ai calé.

            Qu’auriez-vous répondu ? »

 

Les pays sud-américains, les pays scandinaves, les pays méditerranéens, les pays baltes...  = pas de majuscules : dénominations générales géographiques, il ne s’agit pas d’entités politiques.

En revanche, en France comme en Espagne, contexte géographico-politique très particulier pour le « Pays basque »,  nom d’une région que l’on ménage, à qui l’on pourrait peut-être accorder, un jour ou l’autre, un statut particulier d’entité administrative et politique, qui deviendrait peut-être alors « le Pays-Basque » (cf.  la Loire-Atlantique,  la Seine-Maritime, la Nouvelle-Aquitaine…). Le P majuscule est une capitale quasiment politique, ici, je pense…

La graphie « géographico-politique »  Pays basque  est alors distincte des graphies géographiques   mont Blanc, mer Rouge, fleuve Jaune,  océan Pacifique… qui associent un terme générique banal à un adjectif spécifique entériné comme nom propre.

 

 

 
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