Le mot du 15 septembre 2019 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

« Bonjour, Monsieur, 

            Je trouve la phrase suivante : “Ma curiosité fut éveillée et, plus qu’une tocade, plus qu’un engouement, naquit alors ma passion pour le Moyen-Âge qui dura toute mon adolescence”. N’avons-nous pas affaire, en ce cas, étant donné l’absence de virgule, à un bel exemple de janotisme ? Dans le même texte, au début du dernier paragraphe, la narratrice nous dit : “Je vivais, pensais et rêvais moyen-âge”. Comment peut-on expliquer les initiales en minuscule à ce dernier mot ?

            Je vous remercie par avance pour votre réponse. »

 

Le janotisme (« le Moyen Âge qui dura toute mon adolescence »)  ne saute pas trop aux yeux, je crois, car il est, à mon avis, noyé dans une autre construction incorrecte. Le janotisme serait plus évident, il me semble, avec « ce Moyen Âge qui dura toute mon adolescence »…

Il est impossible, incorrect, fautif,  d’écrire « moyen-âge »…  Personne n’écrirait :  « Je vivais, pensais et rêvais renaissance » (ou : « premier empire », ou : « années folles »,  ou : « belle époque », ou  « grand siècle », ou : « révolution », ou : « directoire »…).  D’ailleurs, la graphie avec un trait d’union (« Moyen-Âge ») est une faute.  Larousse et Robert (qui a heureusement évolué sur ce point !), et tous les historiens contemporains, je pense, écrivent « Moyen Âge », nom PROPRE historique.

 

 

 

 
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