Archives mensuelles : décembre 2019

Le mot du 27 décembre 2019 (2)

Le jeu de mots / dingbat du jour

Envoyé par Philippe Loffredo, que je remercie,  un message que Winston Churchill aurait (?) envoyé à de Gaulle :

 

                     JOYEUX… ABCDEFGHIJKMNOPQRSTUVWXYZ !

(Réponse demain samedi 28.)

Le mot du 27 décembre 2019 (1)

 

 

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Monsieur Colignon, 

            Emmanuel Macron a déclaré : « Il est bon de savoir faire trêve ». 

            Êtes-vous d’accord avec l’élision de l’article ?  Dans ce cas, on peut aussi « faire fête », « faire cuisine », « faire valises », « faire amour », etc.

            À moins que ce ne soit par analogie avec « faire grève »…

            Merci. Au plaisir ! »

 

 

« Faire fête » se dit déjà : « Le chien a fait fête à ses maîtres quand ceux-ci sont rentrés en fin de journée », c’est-à-dire qu’il les a accueillis par de grandes manifestations de joie et d’affection… Les sentiments sont bien différents quand on veut « faire sa fête » à quelqu’un !

M. Macron a-t-il voulu jouer sur les mots, par paronymie avec « faire grève », ou bien est-ce un lapsus, dû justement à cette paronymie, je n’en sais rien…  Mais je pense que c’est lié à « faire grève » !

Le mot du 26 décembre 2019 (1)

Réponse (un peu tardive…) à la devinette-calembour du 22 décembre

 

        « C’est parce que la ferme tuerait Claire ! »

Le mot du 24 décembre 2019 (1)

Les questions du jour (et les réponses)

 

       « Bonjour, Monsieur Colignon,

       Quelques atrocités sur cette « une » de l’Est républicain de jeudi dernier : 

  • Il me semble que l’on doit écrire « à trottinette », et non « en trottinette », puisque, contrairement à la voiture ou au train, on ne peut s’installer à l’intérieur. 
  • Je ne vois pas ce qui justifie la majuscule à « Départment » (sic)… Si encore on parlait du « conseil général », qui, je crois, est devenu « conseil départemental »…

      Merci de votre réponse. »

 

 

1°  Oui, il faut « à » trottinette, bien sûr. On est sur une trottinette, on chevauche une trottinette (cf. « à bicyclette », « à cheval », « à moto »…).

2°  Si : on met une capitale à Département quand l’acception est « conseil départemental »,  « pouvoir départemental ».

3°  Oui, il a pu arriver en presse quotidienne que, faute de parvenir à reformuler plus brièvement un titre à la toute dernière minute, on laisse filer une « coquille »…   Mais c’est rare pour une page une, toutefois !  Il n’y avait qu’à réduire un peu le corps et en jouant sur les approches… et le fâcheux « Départment » aurait retrouvé sa graphie correcte.  Mais peut-être s’agit-il d’une « coquille » non détectée avant l’envoi de la page : cela arrive de temps en temps, aucune rédaction n’étant infaillible.

Le mot du 23 décembre 2019

Bon  Noël,  bonnes  fêtes  de  fin d’année, à ceux qui attachent de l’importance à cela !  Bonne fin de décembre aussi à tous les autres !

Bien cordialement.

                  J.-P. C.

Le mot du 22 décembre 2019 (1)

Le jeu de mots – devinette – calembour du jour

(ce n’est pas un concours)

 

Pourquoi cette femme prénommée Claire ne peut-elle envisager de s’installer comme éleveuse et cultivatrice ?

 

(réponse mardi 24)

Le mot du 21 décembre 2019 (1)

Les dictons du jour

 

A  la fête de saint Thomas

                                             Les jours tombés au plus bas

                                             Vont demain grandir d’un pas.

Effectivement, les jours rallongent, comme on dit… Pas vraiment : ils ont toujours 24 heures !!   :o))

Parmi les nombreux dictons liés à l’apparition de l’hiver (le 21 ou le 22 décembre, selon les années), gardons ici des formules optimistes :

 

  A l’hiver, s’il est en eau,

  Succède été bon et beau.

 

Si l’hiver est chargé d’eau,

L’été n’en sera que plus beau.

 

 

 

Le mot du 20 décembre 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Monsieur Colignon,

Lisant, ce jour, mon quotidien régional, j’ai relevé, page 2, ce qui me semble être une erreur de syntaxe. Dans le dossier intitulé « Il y a 20 ans, Lothar et Martin balayaient la Touraine » suit le sous-titre suivant : « Ces deux tempêtes exceptionnelles survenues au lendemain de Noël 1999 soufflent encore dans les mémoires. Mais rien ne prouve qu’elles sont à l’origine du dérèglement climatique. »
Pour moi, il aurait dû être écrit : « Mais rien ne prouve que le dérèglement climatique soit à l’origine de ces tempêtes » !?  Qu’en pensez-vous ?
Merci pour votre réponse !

Bien cordialement. »

 

Oui, il y a manifestement un contresens, dû à une formulation à l’envers !  On aurait dû écrire : « Mais rien ne prouve, aujourd’hui encore, que le dérèglement climatique soit à l’origine de ces tempêtes ».  (Mais on a le droit de penser que cette réserve de l’auteur  est largement démentie par la multiplication des phénomènes météorologiques…)

 

 

 

 

 

Le mot du 19 décembre 2019

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Monsieur Colignon,


Dans la phrase « Finies, les vacances estivales, les sorties nocturnes, la plage ! », l’accord de « Fini », avec les noms qui suivent, est-il obligatoire ou facultatif ? Si l’on ne met pas de virgule après « Fini(es) », est-ce que cela change quelque chose ? Merci pour vos explications toujours très pertinentes. »

 

 

Aujourd’hui, en 2019, l’usage est le suivant  :  le « ad libitum » demeure, avec, généralement, un choix influencé par la présence ou non d’une virgule.

Invariabilité sans virgule : « Fini les vacances ! »   (= c’est fini, les vacances).

Accord avec virgule : « Finies, les vacances ! »  (=  elles sont finies, les vacances).

 

 

 

 

Le mot du 19 décembre 2019 (2)

La deuxième question du jour (et la réponse)

 

 

 Bonjour, Monsieur,

           Tout d’abord félicitations pour votre Dictionnaire orthotypographique moderne, que je trouve très pratique d’utilisation.

            Je viens de reprendre votre dictée « Pas de repas sage au dîner » d’octobre 2010.

           Dans le dernier paragraphe, vous écrivez  : « sa joyeuse et gourmande voisine aux appas généreux moulés dans un caraco rouge Carpaccio et un pantalon noir de jais était déjà toute à son brie ».

            Je pensais que quand une femme dit à un homme « Je suis toute à toi », il y avait affinités, voire plus. 

            Comment expliquer que la « gourmande aux appas généreux » se comporte en amoureuse avec le fromage ?  

             Considéreriez-vous comme une erreur « sa … voisine … était tout à son brie » ?

 

J’avais oublié que j’avais fait ce calembour/piège   « noir de jais » / « tout assombrie »  !!…

« Tout à vous »  //  « toute à vous », dans la bouche d’une femme, est un cas particulier, et il faut absolument respecter la nuance de sens. Je l’ai expliqué à plusieurs reprises.

 En dehors de ce cas particulier, avec tout à le Dictionnaire des difficultés du français d’aujourd’hui de Larousse dit : « On fait généralement accorder tout  devant à et de : Elle est toute à son travail »Joseph Hanse dit que « l’usage est hésitant »,  mais donne une flopée d’exemples d’écrivains connus ayant opté pour « toute à… », et précise que tout est traité « beaucoup plus souvent » comme adjectif détaché que comme adverbe. Etc.  Donc, même si « elle était tout à son brie » est accepté, ou acceptable, les grammairiens et linguistes penchent nettement pour l’accord « toute à son brie » (ou camembert, cantal, livarot…) !!!!!

Merci beaucoup pour vos vœux.  Je vous souhaite une très heureuse fin d’année !!