Archives mensuelles : décembre 2019

Le mot du 18 décembre 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Monsieur Colignon !

            On dit :  » un point de repère, des points de repère ».

            Mais : « Il vit dans un cadre composé de points de repère sonores et visuels.

Il  y  a  matière  à  discussion  (repère  ou  repères,  selon…)  ou  les  choses sont très claires ( = repère) ?

 

            Merci ! »

 

 Ce ne sont pas les repères qui sont sonores et visuels, ce sont les « points de repère ». Pour éviter le faux sens, il faut maintenir « repère » au singulier.

 

Le mot du 17 décembre 2019 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Monsieur,

            Trouvant dans un texte le terme « primo-intervenant », j’ai effectué une petite recherche.
Première  surprise  :  le  Robert  des  difficultés  donne  « primoarrivant », mais
« primo-infection ».
Deuxième surprise : l’Académie, sur son site Internet, parle des « primo arrivants ».
Troisième surprise : l’usage de « primo » entrant dans la composition de noms ne semble avoir, si je puis dire, aucune existence légale, aucun autre dictionnaire en ma possession n’en faisant mention.

Qu’en pensez-vous ?

Je vous remercie d’avance de votre réponse. »

 

Larousse donne primo-arrivant(e)(s), ce que je préfère au primoarrivant(e) de Robert.  On a aussi, couramment, primo-accédant(e).

 

La différence (Le Robert) entre primoarrivant et primo-infection se justifie en raison de la prononciation  :  primoinfection  risque d’être prononcé « pri-moin-fection » (idem avec primointervenant(e)…); ce risque de mauvaise prononciation n’existe pas avec primoarrivant.

 

 

 

Le mot du 17 décembre 2019 (1)

Réponse à la question-jeu du 15 décembre

 

Les arrivistes, les carriéristes, les narcisses font installer en premier le… « tout-à-l’ego » !!

Le mot du 15 décembre 2019 (3)

Le calembour du jour

(ce n’est pas un concours)

 

« Quelle est la première installation que font réaliser dans leur maison de campagne les carriéristes, les arrivistes, les hâbleurs, les plastronneurs, les narcisses ?… »

 

(réponse mardi 17)

Le mot du 15 décembre 2019 (2)

Le charabia franglais du jour

Ne mériterait-elle pas le prix de la Carpette anglaise, ou la médaille d’horreur du « charablish », cette responsable d’une entreprise entendue sur une chaîne de télévision ?  Elle y affirmait fournir en bière, en quantité notable,  « Youké »… Un nom qu’elle répéta dans l’interview.

« Youké » ??   Un chien ?  (« Viens ici, Youké ! ») Un grossiste ou semi-grossiste approvisionnant telle ou telle région ?…   Convoqués en réunion plénière dans l’urgence, les neurones finirent par découvrir que cette dame parlait ainsi, en toute simplicité, du « United Kingdom ». Autrement dit : du Royaume-Uni…

Oui, il ne serait pas superflu de créer un ordre du Charablish, avec une médaille (de très faible valeur, en métal des plus ordinaires) à la clé. Eventuellement, avec des grades… dégradants.

Le mot du 15 décembre 2019 (1)

Palmarès de la première dictée du Salon des Écrivains combattants, au lycée Victor-Duruy, Paris (7e), samedi 14 décembre 2019.

De nombreuses personnes se sont hélas désistées en raison des difficultés rencontrées pour se déplacer…  Dommage pour cette « première » au lycée Victor-Duruy.

Le palmarès s’est établi comme suit :

  1. Isabelle Mazodier, 2 f. ; 2. Christian Maricourt, 2,5 f. ; 3 ex aequo. Pierre Dérat et Clément Bohic, 3 f. ; 5. Philippe Morel ; 6. Chantal Toussaint ; 7. Fabienne Lesaulnier ; 8. Jeannine Rayssac et Gilles Merny ; 10. Daniela Boccacino ; 11. Agnès Girot ; 12. Catherine Nowak ; 13. Alain Defoy ; 14. Hélène Karson ; 15. Patricia Pierre; 16. Hélène Schmitt.

 

Félicitations aux lauréats, et à tous les participants en général, en les remerciant d’être venus en dépit de conditions difficiles !  

Le mot du 13 décembre 2019 (2)

AGENDA : La dictée de demain samedi 14, à 15 h 30, au lycée Victor-Duruy, 33, bd des Invalides, Paris-7e, est maintenue, en espérant qu’un maximum de personnes intéressées pourront venir.  Compte tenu des problèmes de transports, j’attendrai le plus possible, avant de commencer, l’arrivée de ceux qui pourraient être retardés.

Le mot du 13 décembre 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour,  Monsieur Colignon,


J’ai beau chercher dans mes livres, je ne trouve pas la réponse à cette question : faut-il mettre une virgule après un groupe de mots introduit par « voire » ?
Exemple :
« Il faut des heures, voire des jours, à l’oisillon pour parvenir à y faire un trou avec son bec »   –>   je supprimerais la virgule après « jours ». Qu’en pensez-vous ?
Je vous remercie d’avance pour votre réponse.


Bien cordialement. »

 

 

 

Il FAUT la virgule fermante; elle est logique, donc obligatoire. En son absence, on aurait une très illogique portion de phrase… qui ne se terminerait pas : « Il faut des heures » ????????!!!!!,   et on enchaînerait par une autre proposition : « voire des jours à l’oisillon pour parvenir… ».

 

Non, la phrase bien construite et logique est  :  « Il faut des heures  − voire des jours  −  à l’oisillon pour parvenir à… ».

 

 

 

 

Le mot du 12 décembre 2019 (2)

Réponse à la question-jeu du mardi 10 décembre :

            « Il n’y a pas de pire aîné ! »

Calembour renvoyant au fameux mot historique « Il n’y a plus de Pyrénées »… que Louis XIV n’a peut-être jamais prononcé, en 1700. Mais on ne prête qu’aux riches et aux puissants !… L’auteur de ce « mot » serait… peut-être l’ambassadeur espagnol Castel del Rios.

 

Le mot du 12 décembre 2019 (1)

                   

La question du jour (et la réponse)

         

            « Bonjour,

            Une petite question alcoolisée : comment écririez-vous : « des (champagnes) blanc de blancs » ou « blancs de blancs » ? Certains mettent des majuscules, d’autres des guillemets.      Qu’en pensez-vous ?


Cordialement. »

             

La graphie considérée comme correcte est :  blanc de blancsun champagne blanc de blancs, car il faut comprendre « vin BLANC issu de RAISINS BLANCS ». Il n’y a aucune raison de mettre des majuscules; idem pour des guillemets.

Les  dictionnaires usuels, de référence, éludent le problème de la graphie au pluriel.  Idem dans les articles de presse.  Normalement, on devrait avoir, comme nom commun :  des blancs de blancs. Dans l’emploi en apposition, l’usage est majoritairement pour l’invariabilité (peut-être parce que l’on hésite !!) :  des champagnes blanc de blancs. Mais cela est discutable…