Le mot du 24 janvier 2020 (2)

La question du jour (et la réponse)

 

                   « Bonjour, Maître (un peu ronflant peut-être…)


Voilà, j’ai une question. Elle vaut ce qu’elle vaut (tautologie). Si d’aventure je choisis cette ponctuation :
Pierre, Paul, Jacques, Micheline, sont arrivés…, devrai-je respecter ce choix (placer une virgule accolée au dernier nom de l’énumération) tout au long d’un texte ? Ou ai-je toute latitude d’enfreindre cette règle et d’écrire comme bon me semble l’une ou l’autre ponctuation − la seconde étant : Pierre, Paul, Jacques, Micheline sont arrivés… ?
En un mot, dois-je m’en tenir à une seule manière de ponctuer, ou non ? Dois-je unifier ?


Bien cordialement. »

 

 

 

En préambule : non, pas de « maître » qui tienne !  Sauf en cet emploi manifestement allègre et plaisant…  :o)))

Plus sérieusement, je suis opposé à l’emploi de ce terme d’un autre temps  :  il n’y a pas de professions qui seraient plus respectables, plus vertueuses,  que d’autres, et qui marqueraient, de par l’emploi de « maître », l’appartenance à une « élite » de la « France d’en haut ».

Dans une vraie démocratie, l’usage de « maître » devrait être interdit, et l’on devrait dire tout simplement « monsieur », ou « madame »,  aux notaires,  aux avocats…

Cela dit, passons à votre question !

 

Il y a deux possibilités :

a)  option « ponctuation classique, littéraire », qui condamne l’association, visuellement, du dernier sujet juxtaposé au singulier et du verbe au pluriel (=   » , Micheline sont« )  et prône :

 »  ,  Micheline,  sont« ;

 

b)   option « ponctuation moderne », où l’on ne met pas de virgule entre le dernier sujet juxtaposé et le verbe   ( »  ,  Micheline sont« ).

 

À vous de choisir…

 

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