Le mot du 1er juin 2020 (2)

 

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour,  Monsieur Colignon,

Après échanges avec plusieurs correcteurs, je constate que les avis sont partagés concernant la phrase suivante  :  « J’ai toujours présumé qu’au moment précis où l’on rencontre quelqu’un, on sait déjà de manière diffuse ce qui adviendra de la relation. »
Doit-on écrire « ce qui adviendra » ou bien « ce qu’il adviendra  » ?

Je vous remercie pour votre réponse.

Bien cordialement. »

 

 

« Ce qui »  ou « ce qu’il » ?… : question mille fois récurrente !

Avec les verbes qui sont toujours impersonnels,  on doit toujours dire « ce qu’il ».   =   « Avant de partir ne serait-ce que pour une journée, je vérifie plus d’une fois si j’ai bien tout ce qu’il me faut ! »

Dans  la quasi-totalité des cas, on ne se trouve pas devant des verbes qui sont uniquement utilisés de façon impersonnelle. D’où des hésitations bien compréhensibles, et des avis multiples chez les grammairiens et linguistes, qui sont face à une évolution de l’usage, un usage de moins en moins strict sur ce point comme sur bien d’autres…  En principe, la tournure « ce qu’il » était, ou peut toujours être, considérée généralement comme la forme correcte

Avec advenir,  que certains linguistes et grammairiens  classent avec se passer, arriver, sembler bon, prendre…, le « ad libitum » est admis,  de nos jours :  « Bien malins sont ceux qui prétendent savoir ce qui adviendra dans un an »  ou « Bien malins……………..   ce qu’il adviendra………… ».   Moi, notamment pour le cas précis d’advenir, je reste attaché à la tournure impersonnelle ce qu’il. 

 

 N.B. :  Il ne faut pas de virgule après quelqu’un, ou bien il faut faire une incise (« J’ai toujours présumé que, au moment précis où l’on rencontre quelqu’un, on sait déjà de manière diffuse ce qui adviendra de la relation »).

Les commentaires sont fermés.