Archives de Catégorie: A lire au jour le jour

Le mot du 14 septembre 2019 (1)

INAUGURATION :  Le nouveau petit musée Alphonse Allais (plus petit musée de France, dont le créateur et conservateur est Jean-Yves Loriot), installé dorénavant rue des Petites-Boucheries, sera officiellement inauguré  le  samedi  26  octobre  2019,  à 11 heures (rendez-vous en la mairie de Honfleur, salle du conseil municipal). L’inauguration, à laquelle convient Michel Lamarre, maire de Honfleur, Xavier Jaillard, chancelier de l’Académie Alphonse Allais, et Philippe Davis, président de l’Association des Amis d’Alphonse Allais,  sera suivie du verre de l’amitié en la mairie.

 

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Le mot du 13 septembre 2019 (1)

La bourde à répétition du jour

 

France 3, chaîne publique, donc financée par l’argent des contribuables, se fait remarquer par son combat en faveur de l’instruction et de la culture…  Si, si !!… Enfin, heu…

J’ai renoncé, étant donné le nombre des… bourdes,  bévues, perles d’inculture, âneries commises tous les jours dans les incrustations et légendes, dans les titres, sous-titres, etc., à les mentionner.  Vingt-quatre heures par jour, ce ne serait pas suffisant ! Et ce propos peut être repris au sujet d’autres chaînes, pas obligatoirement du domaine public.

Si je reviens ce jour sur le cas de France 3, c’est qu’un reportage diffusé par cette chaîne a constamment imposé à la vue des téléspectateurs   –   … et des scolaires auxquels on s’efforce d’inculquer les fondamentaux en orthographe   –   un sous-titre évoquant la lutte contre……… « l’illetrisme »  (comme chacun sait, ce mot est un dérivé de « letre »…; enfin, à France 3, on en est persuadé !).

 

Le mot du 10 septembre 2019 (2)

La seconde question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour,  Monsieur  Colignon,

            Un petit doute avec le mot « roi » (et pas que… finalement). J’ai appris qu’on ne mettait pas de majuscule à « roi », sauf dans certains cas, mais tout n’est pas très clair.


Je lis la  phrase suivante :


« Il est appelé à exercer les fonctions de secrétaire de la Maison Militaire du Roi, un des départements du Palais Royal. Peu de temps après, à l’occasion du mariage du Roi Baudouin et de Doña Fabiola de Mora y Aragon,
[…]. »


D’une part, je crois qu’il faut écrire « Palais royal », même si sur le site officiel de la monarchie ils mettent « Palais Royal ». Ai-je raison ?


Ensuite, il me semble que l’on doit mettre « Maison militaire du roi » (idem : avec des majuscules partout sur le site officiel).


Enfin, j’hésite avec le roi/Roi Baudouin, car il s’agit ici de son titre, et cela ferait un peu étrange de mettre « roi Baudouin » devant la « Doña Fabiola ». Doit-on mettre « roi » et « doña » ?
Je vous remercie de votre temps.»

 

Tous les titres de noblesse sont des noms communs, donc s’écrivent sans majuscule…  sauf dans les surnoms historiques : « le Roi-Soleil, le Grand Roi, le Roi-Sergent, le Roi-Chevalier… ».

SAUF s’il s’agit de textes officiels publiés par la cour de Belgique, la cour grand-ducale de Luxembourg, etc.,  les mots « roi, reine, grand-duc, grande-duchesse… » s’écrivent sans majuscule.

Ayant établi il y a quelques années, à la demande des services ministériels du Luxembourg,  et avec eux, la marche orthotypographique à suivre pour tous les textes officiels en français de cet État, j’ai accepté  les exceptions  Grand-Duc,  Grande-Duchesse, Grand-Duché… Mais pourquoi pas, s’agissant, encore une fois, des textes publiés par l’État luxembourgeois…   J’imagine qu’il doit en être de même en Belgique pour les textes publiés par le gouvernement et Laeken.

Normalement, la majuscule, même dans ces textes officiels, est réservée à l’emploi absolu : « Le Roi a décidé de… »,  « La Reine représentera la Belgique à Pékin pour……. », mais « la reine Fabiola, l’ex-reine Paola, le roi Baudouin, le roi Albert II, le mariage du roi Baudouin et de dona Fabiola »…

Normalement, on écrit : « le palais royal (monument), la maison civile du roi, la maison militaire du roi… »  …  MAIS :  souvent majuscule à « le Palais royal »  (une seule majuscule) au sens de « pouvoir royal, roi, gouvernement royal du pays ». (Cf., en France,  « la Rue de Bercy » pour le ministère des Finances, la « Place Beauvau » pour le ministère de l’Intérieur, etc.)

Dans les ouvrages d’histoire, en France, gros flottements pour « m/Maison du r/Roi »  (cela recoupe un peu le souci avec « peintre de la chambre (du roi) » : il ne s’agit pas d’un peintre lambda qui va badigeonner les appartements royaux…  On écrit donc majoritairement « premier peintre de la Chambre », « peintre de la Chambre du roi »).  Je pense que le mieux est d’opter pour « la Maison du roi »…

 

 

 

 

Le mot du 10 septembre 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Bonjour, Monsieur Colignon,

            J’espère que vous avez passé un bel été !

            Dans un texte que je lis, une jeune fille est surnommée  « Mozart girl »…   En théorie, je pense que l’on aurait dû mettre le girl en italique, mais ce serait bizarre à côté du Mozart en romain, non ? Est-ce qu’il n’aurait pas fallu mettre des guillemets à la première occurrence  de Mozart girl,  et plus rien après ? 

            Merci pour votre réponse ! »

 

 Je suppose qu’il s’agit d’une fille qui, comme d’autres,  est fan de Wolfgang  Amadeus  ??…  C’est une « Mozart girl »  (tout en romain, avec peut-être des guillemets la première fois, uniquement).   Ou faut-il y voir un surnom vraiment attaché à cet unique personnage et qui justifierait deux capitales, en romain ?…  =   « Tiens ! Voici Mozart Girl qui arrive ! »

A priori, je ferais comme pour les James Bond girls…   =  une Bond girl,  une Mozart girl…  « Bien dit, Mozart girl ! »  Tout en romain, sans guillemets.

Mais c’est peut-être l’hypothèse « Mozart Girl » qui doit l’emporter  ???…  =  « Bien dit, Mozart Girl ! »  (deux majuscules, en romain, sans guillemets)

 

Le mot du 8 septembre 2019 (2)

AGENDA (rappel)

La prochaine dictée sera celle pour Bordeaux, le samedi 21 septembre après-midi, à la bibliothèque Mériadeck.

Nombreux prix.

 

Inscriptions :  par le 05 56 10 30 00 ou en venant sur place, au 85, cours Maréchal-Juin.

 

 

Le mot du 8 septembre 2019 (1)

Le jeu de mots du jour

 

Un romancier prolifique supplie un sarcastique critique  :

« Dites-moi très franchement votre opinion sur ma dernière oeuvre…   –   Elle est absolument sans valeur !   –   Je le sais, mais donnez-la-moi quand même… »

Le mot du 7 septembre 2019 (1)

AGENDA

La « dictée historique » organisée dans le cadre des Rendez-vous de l’Histoire de Blois se déroulera le samedi matin 12 octobre, au Jeu de paume.

Inscriptions et tous renseignements à l’accueil de la bibliothèque Abbé-Grégoire et de la bibliothèque Maurice-Genevoix, sur place ou au 02 54 56 27 40, ou par courriel à : bibliothèques@agglopolys.fr

 

Le mot du 4 septembre 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

« Bonjour,

                  Comment nomme-t-on un collectionneur de figurines d’oies ?

Merci de votre réponse.  Cordiales salutations d’un de vos lecteurs. »

 

 

Je pense qu’il en est pour l’oie comme pour d’autres animaux  :  le même terme doit être employé, qu’il s’agisse de figurines, de peluches, de chromos, de jouets, etc., à thème « oie ». Donc  :  ocaphile, avec l’unique exception ocaludophile (= qui collectionne les plateaux du jeu de l’oie)…

 

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Le mot du 3 septembre 2019 (2)

AGENDA

Communiqué de la Ville du Croisic et du Salon « Plumes d’équinoxe » :

« Comme tous les ans, la Ville du Croisic organise la dictée Plumes d’Équinoxe, dimanche 22 septembre, à la salle Jeanne-d’Arc, à 10 heures.

« Inscriptions sur place à partir de 9 heures ou sur le site internet de la ville : www.lecroisic.fr,  la  dictée  débutant à 10 heures précises.

La priorité sera donnée aux inscrits sur le site internet de la Ville.

https://lecroisic.fr/fr/nw/748438/79549/salon-du-livre-plumes-dequinoxe

« Cliquez sur « Compléter le formulaire d’inscription ».

« Dictée ludique sur le thème de la mer, conçue par Jean-Pierre Colignon, ancien médiateur linguistique du journal Le Monde et membre du Jury national des Dicos d’Or de Bernard Pivot.

« Avec le concours de l’Académie littéraire de Bretagne, des Pays de la Loire, de la Ville du Croisic, une dictée ludique est proposée pour la 6e année. Dictée conçue et corrigée par le journaliste Jean-Pierre Colignon, unanimement reconnu dans le domaine de la maîtrise et du rayonnement de la langue française. Il est par ailleurs l’auteur de nombreux ouvrages sur ces thèmes. Cette dictée fait davantage appel au bon sens, et à la compréhension du texte dans son ensemble, qu’à la présence de mots rares ou inconnus et à l’orthographe complexe. »

N.B. :  L’organisation exceptionnelle, cette année, de la dictée  des  « Plumes  d’équinoxe »  le  dimanche  matin 22 septembre, et non le samedi matin, est due à la création d’une dictée à Bordeaux la veille, samedi 21 après-midi, dont la date avait été fixée avant que de connaître celle du Salon du Croisic, et qu’il n’a pas été possible de changer, en dépit de la bonne volonté de chacun… Merci à la Mairie du Croisic et aux organisateurs de « Plumes d’équinoxe » d’avoir adapté le programme !

Bien entendu, et comme d’habitude, la plus grande bienveillance sera accordée aux inscriptions sur place de dernière minute.  

Le mot du 3 septembre 2019 (1)

La question du jour (et la réponse)

 

            « Monsieur Colignon,

Pouvez-vous me renseigner sur l’usage de la majuscule concernant le mot « communauté  » lorsqu’il s’agit d’un Ordre religieux. Dois-je l’accorder comme Congrégation et Ordre?  Dans mon manuscrit, j’ai opté pour ce choix :
« l’ordre des Bénédictins », « notre Ordre » ; « la congrégation de Saint-Maur » et « notre Congrégation compte quelques moines ».

J’ai acheté au mois d’août votre dernier ouvrage paru récemment : « Dictionnaire orthotypographique moderne « ,  un grand merci pour tous vos précieux conseils. »

 

 

Merci !  Étant donné que vous  dites « notre Ordre » et « notre Congrégation », je suppose qu’il s’agit d’un texte où vous faites parler des personnes appartenant  à ces  communautés.  Cela seul pouvant justifier l’emploi de majuscules… qui sont abusives.   Normalement, même des militants de partis, des membres de communautés diverses, doivent s’en tenir aux minuscules  :  « Au sein de notre parti, tous les secrétaires de section… » ;  « Dans notre congrégation, il n’est pas d’usage de… » ;  « Notre ordre a compté jusqu’à deux mille religieux en… ».

Mais je sais bien que les règles orthodoxes peuvent être transgressées, pour marquer l’attachement à un rassemblement, à une corporation, à un mouvement politique, à une association, à une communauté, à un club… Par exemple, la règle, à l’Humanité et dans tous les bulletins, revues, brochures publiés par le PCF, était (et doit toujours être, je n’ai pas vérifié) de toujours écrire : le Parti, notre Parti…  Appelons cela des « majuscules militantes et affectives »…

Merci encore.